Les principales déclarations des Bleus en conférence de presse

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Les principales déclarations des Bleus en conférence de presse
Les principales déclarations des Bleus en conférence de presse

Tony Parker : C'est beaucoup de bonheur. Ça fait plaisir de rentrer dans l'histoire du basket français. Ce titre est pour tous les gens qui adorent le basket, tous les sportifs français, les gens qui nous ont soutenus depuis des années. (?) Pour l'instant, c'est trop tôt pour parler du Mondial 2014. Je ne sais pas encore ce que je vais faire. On verra en fin de saison prochaine. Mais j'ai encore faim pour continuer à faire progresser l'équipe de France et pour gagner d'autres titres.

Boris Diaw : Nous sommes fiers de cette victoire. Ce qu'il faut retenir, c'est le travail de longue haleine, ça ne s'est pas fait du jour au lendemain. Si on a gagné hier, ce n'est pas parce qu'on s'est mieux préparé, plus entrainé, qu'on a de meilleurs joueurs, c'est un travail effectué depuis plus d'une décennie. Tony est là depuis 2001, Flo et moi depuis 2002. La France n'était pas toujours dans les grands rendez-vous internationaux, prétendante au titre, il a fallu changer ça. Médaille de bronze, d'argent, d'or, c'est une progression linéaire, et c'est de ça qu'on est le plus fier. (?) Comment on en est arrivé là, ce sont aussi ces défaites-là. Il y a des victoires et des médailles déjà historiques. Mais après ces défaites, on ne s'est jamais dit qu'on ne reviendrait pas parce qu'il y avait une progression. On essaye à chaque de s'en servir pour progresser. On a toujours su garder ce côté optimiste.

Florent Piétrus : Je n'ai pas de mot pour décrire ce qu'on ressent. Depuis 2003, je suis en équipe de France, j'avais toujours ce rêve en tête. Chaque été, j'ai sacrifié ma vie de famille pour venir en équipe de France et gagner un titre. Les sacrifices ont payé. La France du basket est fière de nous. (?) On ne réalise toujours pas vraiment ce qu'on a fait. Je suis un peu étonné par tout ce bruit. Les cinq derniers jours, on a fait vibrer la France, tout un pays. Ce qui me marque le plus, c'est vraiment le match contre l'Espagne. Ca a soudé un groupe, un pays. Tout le monde était derrière nous. Même si on était à des milliers de kilomètres, on a vraiment ressenti le soutien.

Vincent Collet (entraîneur de l'équipe de France) : C'est un très grand bonheur d'avoir conquis ce titre, surtout après ce qui nous était arrivé au printemps, à savoir les nombreuses défections de nos joueurs intérieurs. Le groupe a su se souder et trouver les ressources pour aller chercher ce titre au prix de trois matchs exceptionnels à partir des quarts. Ce n'était pas une mince affaire. C'est une grande joie qu'on doit savourer à juste titre. (?) La décision de rester à la tête des Bleus était prise depuis la semaine dernière, après concertation avec Jean-Pierre Siutat et Patrick Beesley, mais ce n'était pas le bon timing de l'annoncer juste après le coup de sifflet final. Je n'ai pas attendu qu'on ait gagné pour prendre ma décision.

Jean-Pierre Siutat (président de la Fédération française de basket) : Tout d'abord, j'ai une pensée pour les Braqueuses. Si elles avaient gagné la finale de l'Euro en juin (ndlr ; défaite d'un point contre l'Espagne), on aurait réalisé quelque chose d'extraordinaire cette année. C'est un week-end merveilleux pour le basket français. C'est le fruit d'un gros travail des techniciens, des dirigeants, des joueurs? Cette fois, ça a souri, et nous sommes ravis. J'ai une pensée particulière pour les cadres de l'équipe (Parker, Diaw, Piétrus, Gelabale) qui bagarrent depuis dix ans pour avoir ce titre. (?) Maintenant, on va ressortir des cartons ce qu'on avait prévu en 2000 (ndlr : après la médaille d'argent olympique)? (sourires). On a essayé de faire des choses depuis 2011, et aussi l'an dernier avec les Braqueuses. Il faut développer le basket dans les territoires. L'an dernier, on a eu une augmentation de 23000 licenciés. L'objectif, c'est les jeunes viennent dans les clubs, puis en équipe de France. Il faut développer la médiatisation du basket français, notamment du basket de clubs. On a des idées, on est optimistes.

Patrick Beesley (Directeur technique national) : C'est une grande satisfaction car cette génération a voulu rendre beaucoup à la formation qu'elle a eue au Centre fédéral et à l'INSEP. C'est une grande satisfaction pour nous. J'aurais ressenti une grande injustice s'ils n'avaient pas gagné cette fois-ci, ce sont des grands bonhommes.

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