Les princes de Lorient

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Les princes de Lorient
Les princes de Lorient

C'était au printemps 2002. Le FC Lorient était déjà condamné à un retour vers la deuxième division. Pourtant, cette année-là, la bande de Darcheville et Feindouno poussera le plaisir à deux reprises au Stade de France. Entre un ciseau de Pauleta, une Marseillaise sifflée, un trophée perdu et un soulevé par Rémi Gaillard.

"C'est simple. Ce groupe avait une force : il savait faire la fête, toujours, même après une défaite. Avec certains entraîneurs, ça n'aurait pas pu passer, mais l'état d'esprit était fantastique. C'est le secret." Presque quatorze ans après les deux épopées de son Lorient, en 2002, Yvon Pouliquen parle encore de "ce groupe soudé, solide et concerné" qui avait disputé une finale de Coupe de la Ligue face aux Girondins de Bordeaux (0-3) et gagné la Coupe de France face à Bastia (1-0). Cette saison-là, les Merlus étaient des promus en perdition, déjà condamnés à un retour à l'étage inférieur au moment de prendre la route pour le Stade de France et le premier titre de leur histoire. Leur principale force était ailleurs, dans les pieds et dans le cœur de deux potes. L'un, Pascal Feindouno, était prêté par les Girondins de Bordeaux. L'autre, Jean-Claude Darcheville, était un buteur hors pair, un type capable de te sortir de toutes les situations. "Sur le terrain, ils étaient fantastiques. Mais c'est surtout leurs qualités humaines que je retiens. Les deux associés à Éli Kroupi, c'était quelque chose. Toute la saison, les mecs ont insufflé un état d'esprit extraordinaire au groupe. Dans le vestiaire, les mecs s'amusaient à glisser sur les tables avec les tapis de sol comme dans la pub Pliz où on voit une vieille dame le faire", raconte l'entraîneur lorientais de l'époque, arrivé en urgence en janvier pour sauver le club après le départ d'Ángel Marcos.

Le peuple, la peur et l'Aigle


À la reprise, au début de l'année 2002, Lorient est alors relégable, déjà. La première partie de saison a été marquée par quelques pétards contre Guingamp (6-2) ou une belle victoire contre Monaco (2-0), mais aussi par une déroute terrible à Sedan (0-5). Voilà le parfait résumé de la saison 2001/02 du FC Lorient. Une équipe qui joue, qui claque des buts (quatrième attaque du championnat avec 43 buts), mais qui en encaisse beaucoup avec une moyenne de 1,88 but encaissé par rencontre. "Ce qui était assez fort, quand je suis arrivé en janvier pour prendre le groupe, c'est que les joueurs vivaient vraiment bien ensemble malgré les mauvais résultats. À aucun moment, je n'ai senti l'équipe marquée psychologiquement. Les gars déconnaient même après certaines défaites. C'est cette fraîcheur qui nous a portés dans les…


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