Les présidents se liguent contre l'accord financier LFP-Monaco

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Les présidents se liguent contre l'accord financier LFP-Monaco
Les présidents se liguent contre l'accord financier LFP-Monaco

Certains y mettent plus de forme. Contrairement à son homologue de Caen, Jean-François Fortin, plus vindicatif dans ses paroles et qui n'hésite pas à évoquer l'idée de faire annuler cet accord, Vincent Labrune a choisi la manière douce pour expliquer son désaccord avec l'arrangement financier entre la Ligue de football professionnel et l'AS Monaco. Il n'empêche que le président de l'OM, qui fait partie du clan des contestataires avec Laurent Nicollin (Montpellier), Michel Seydoux (Lille) et Loïc Féry (Lorient), a fait part de son mécontentement. « Dans cette affaire, c'est la forme qui me dérange, pas le fond, a-t-il indiqué dans les colonnes de L'Equipe. Le montant, la durée et l'inconnue sur la répartition ne sont pas bons. C'est un super accord pour Monaco, qui n'a pas de sens économique pour nous. J'accepte la démocratie mais je ne vais pas applaudir des deux mains. Je n'ai aucun problème avec Dimitri Rybolovlev et Vadim Vasilyev, je leur ai donné très récemment mes arguments, mais il faut quand même se lever de bonne heure pour dire que l'on a obtenu un bon accord financier. »

Triaud et Nicollin mécontents

Même son de cloche du côté de Bordeaux par la voix de Jean-Louis Triaud. « C'est une reculade des présidents de club, a-t-il expliqué à RMC. Une grande partie des présidents de club sont très velléitaires. On prend des décisions unanimes et puis le lendemain, on se déballonne. Je connais ça depuis des années. C'est le principe même des présidents de clubs en France. La situation de Monaco était acceptable dans le passé, parce que les clubs n'avaient droit qu'à trois étrangers. Les salaires n'étaient pas ceux d'aujourd'hui. Les charges sociales étaient plafonnées en France. Aujourd'hui, elles sont déplafonnées. Il n'y avait pas la taxe à 75%. » Frédéric Thiriez, que l'on sait proche du prince Albert de Monaco, est dans le viseur des dissidents. « J'ai trouvé ça moyen. Nous n'avons pas été concertés. Tout se fait en catimini en amont », a déploré Louis Nicollin. Après un an de bras de fer, de menaces et d'injonctions, la LFP a donc baissé pavillon face au lobbying acharné des dirigeants russes de l'ASM. Si l'argent ne fait pas toujours le bonheur, on peut dire qu'elle y contribue beaucoup du côté de Monaco?

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