Les présidents des deux Parlements libyens contre l'accord de l'Onu

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 (Actualisé avec report de la cérémonie de signature § 1-8) 
    TRIPOLI, 16 décembre (Reuters) - Les présidents des deux 
parlements rivaux de Libye ont rejeté mardi l'accord de paix 
proposé par l'Onu dont la signature, initialement prévue ce 
mercredi, a été repoussée de vingt-quatre heures. 
    Dans le chaos qui a suivi la chute du régime de Mouammar 
Kadhafi, en 2011, deux autorités distinctes se sont établies en 
Libye, se disputant la légitimité du pouvoir. 
    La Chambre des représentants, le Parlement libyen reconnu 
par la communauté internationale, s'est replié dans l'est du 
pays tandis que le Congrès général national (CGN), assemblée 
concurrente, siège à Tripoli, prise par les ex-milices 
islamistes d'"Aube de la Libye" en août 2014. 
    Les présidents de ces deux assemblées, qui se sont 
rencontrés mardi pour la première fois en plus d'un an, ont tous 
deux estimé que l'accord en vue d'un gouvernement d'union était 
imposé par les puissances mondiales et ont demandé davantage de 
temps pour oeuvrer à une initiative libyenne. 
    "Nous nous sommes rencontrés pour trouver une solution à la 
crise libyenne et dire au monde que nous sommes en mesure 
d'oeuvrer par nous-mêmes", a dit Aguila Saleh, président de la 
Chambre des représentants. "Il ne fait aucun doute que nous 
avons besoin de l'aide de la communauté internationale, mais 
nous rejetons toute pression de l'extérieur." 
    Nouri Abou Sahmain, qui préside le Congrès général national 
à Tripoli, a indiqué pour sa part qu'ils prendraient en compte 
certains passages de l'accord de l'Onu mais a demandé à la 
communauté international d'interpréter leur rencontre comme un 
moyen de parvenir à un consensus libyen. 
    Les modérés des deux camps n'ont pas réagi à cette annonce. 
    A Alger, un porte-parole de l'Onu a déclaré que la cérémonie 
de signature avait été repoussée à jeudi. Il a fait état de 
"problèmes logistiques". 
    Les structures tribales de la Libye et la fragmentation des 
forces politiques sont telles que le risque de voir cet accord 
dérailler est présent dans tous les esprits. "La fin des 
négociations va renforcer les 'durs'", estimait la semaine 
dernière le groupe de réflexion International Crisis Group 
(ICG). 
    Réunies dimanche à Rome, plusieurs puissances 
internationales et régionales ont mis leur poids dans la balance 
pour appuyer ce projet de règlement. Les pays occidentaux sont 
d'autant plus impatients qu'ils s'inquiètent de l'implantation 
des djihadistes de l'Etat islamique (EI) dans la région de 
Syrte, l'ancien fief du "guide" libyen. (voir  ID:nL8N1420NM ) 
 
 (Ahmed Elumami avec Patrick Markey à Alger; Henri-Pierre André 
pour le service français) 
 
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  • oban07 le mercredi 16 déc 2015 à 13:48

    qu'est ce qu'on s"emmer.. avec ces KAUX NAPALM