Les présidents de Dijon et Laval ne digèrent pas

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Les présidents de Dijon et Laval ne digèrent pas
Les présidents de Dijon et Laval ne digèrent pas
La réforme des règles d'accession et de relégation ne passent pas auprès des clubs de Ligue 2. Olivier Delcourt, président de Dijon, et Christian Duraincie, président de Laval, nous ont confié leur colère après les annonces de Frédéric Thiriez.

« C’est inacceptable. Les règles du jeu changent toutes les semaines. » Christian Duraincie est très remonté. Le président de Laval n’est pas habitué à jouer la montée en Ligue 1. Pourtant, quand il a appris de la bouche de Frédéric Thiriez que seulement deux clubs monteraient à l’échelon supérieur dès la saison prochaine, celui-ci a fait un bond, comme trahi par le président de la LFP. « Lors de la dernière assemblée générale de la Ligue, il avait été voté le principe de deux montées-descentes pour la saison 2016-17, et tout d’un coup on décide que ça s’applique dès la saison prochaine. Je ne sais pas s’il y a des recours possibles mais nous allons nous réunir avec les autres présidents de Ligue 2 pour en parler. »

« Thiriez fait ce qu’il veut ! »

Solidaires, les présidents de L2 semblent décidés à faire front face à la LFP et Frédéric Thiriez. Car c’est bien le président de la Ligue qui est visé par Christian Duraincie. « Cette réforme est dangereuse pour le championnat de Ligue 2 et en plus ce n’est qu’une étape, où monsieur Thiriez fait ce qu’il veut ! Au-delà, ça peut poser la question de la gouvernance de la Ligue. » Un avis partagé par le président de Dijon, Olivier Delcourt, passé tout près d’une montée en L1 vendredi soir. « Nous étions d’accord pour deux montées-descentes et un barrage, c’était une bonne chose pour le spectacle. Donc je suis très étonné. C’est dangereux pour la Ligue 2. Le championnat perd en intérêt et c’est dangereux en termes de budget. Le foot est plutôt malade en France, et si on ne veut pas qu’il soit plus malade encore, il faudrait peut-être éviter ces choses-là. Qu’il y ait des grands clubs comme Paris et Lyon j’en suis très content, ce sont de formidables locomotives, mais il ne faut pas oublier que le football c’est aussi la Ligue 2 et le National. » Vendredi, Jean-Pierre Louvel et Guy Cotret, présidents du Havre et d’Auxerre, avaient également exprimé leur colère. Convaincu du bien-fondé de sa réforme, Frédéric Thiriez n’a peut-être pas encore gagné cette bataille…

 

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