Les pratiques ESG des institutionnels diffèrent mais les idées avancent

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(NEWSManagers.com) -
Novethic a publié le 3 novembre, avec le soutien de BNP Paribas Investment Partners, les résultats d'une enquête inédite sur les perceptions et pratiques d'intégration des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) par les investisseurs institutionnels européens dans la gestion d'actifs. Pour la première fois, souligne Novethic, 251 " asset owners" de 9 pays, détenant au total 7.500 milliards d'euros d'actifs, ont été sollicités sur leurs définitions de ces notions en pleine construction.

Pour plus de 90% des institutionnels, faire de la sélection ESG signifie " être attentif aux pratiques de développement durable des entreprises ou sélectionner les émetteurs selon des critères ESG" . Seule une minorité l'associe aux approches thématiques comme l'environnement et la micro-finance.

L'enquête relève aussi que 84% des investisseurs interrogés considèrent que la prise en compte de critères ESG dans la gestion maximise l' intérêt des bénéficiaires sur le long terme. Ce résultat témoigne de la progression de cette idée car il y a encore cinq ans, avant le lancement des Principes pour l' Investissement Responsable (PRI), les investisseurs considéraient que l' intégration ESG pouvait être contradictoire avec leur responsabilité fiduciaire.

Là s'arrête le consensus. Car si 69% des investisseurs interrogés déclarent intégrer les enjeux ESG dans leur gestion d'actifs, motivations et pratiques sont très disparates d'un pays à l'autre. Si en France" (59%) et en Allemagne (68%), les investisseurs souhaitent très majoritairement contribuer à faire émerger un modèle de développement plus durable, cette opinion est très minoritaire au Danemark (21%) et au Royaume-Uni (17%). De même, protéger sa réputation est une priorité en Finlande et au Danemark (plus de 40% dans les deux cas), alors que c'est une préoccupation mineure dans en France (11%) et même inexistante au Royaume-Uni. La maîtrise des risques de long terme est mise en avant par un tiers des investisseurs français et hollandais et moins de 15% des Allemands, Espagnols ou Finlandais. A noter une singularité anglaise : les investisseurs au Royaume-Uni sont les seuls qui considèrent majoritairement l'intégration des enjeux ESG d'abord comme un facteur de performance financière (57%).

Bien que la majorité des répondants (54%) continuent à penser qu' une performance de long terme se construit à travers des performances de court terme, ils sont malgré tout 28% à penser qu' elle peut aussi s' obtenir en privilégiant la gestion des risques de long terme. En outre, 18% d' entre eux se déclarent prêts à accepter une performance moindre pour financer la transformation de l' économie vers un développement plus durable. Les mentalités évoluent?

info NEWSManagers

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