Les pratiques d'un abattoir dénoncées

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Le berceau de la race bovine limousine avait jusque-là été épargné par les scandales de maltraitance animale. Hier, la diffusion d'images tournées au sein de l'abattoir municipal de Limoges (Haute-Vienne) et dévoilées par l'association L214 a sacrément terni son image. Ces vidéos montrent des salariés ouvrir au couteau l'utérus des vaches et en extraire des fœtus pour les jeter dans une benne à déchets remplie de boyaux. Une pratique légale qu'un employé de 47 ans, Mauricio Garcia-Pereira, a choisi de dénoncer.

 

Selon L214, 170 000 vaches gestantes seraient ainsi abattues en France chaque année.

 

Employé depuis sept ans à l'abattoir, Mauricio Garcia-Pereira a eu le déclic en regardant un reportage sur la maltraitance et l'action des membres de l'association en lutte contre ces pratiques.

 

« Je me suis dit que s'ils trouvaient les images montrées à la télé choquantes, je pouvais leur en fournir des bien pires ! » Il contacte L214, qui lui fournit une caméra miniature. En mai, l'employé filme « pour montrer comment on traite les animaux ».

 

D'autres images, tournées par un autre employé préférant, lui, rester anonyme, révèlent une souffrance supplémentaire. « Ils s'y reprennent parfois à deux fois pour étourdir les cochons et les bovins en raison d'un matériel déficient », affirme Sébastien Arsac, cofondateur de L214 qui a déposé hier une plainte pour maltraitance animale et différentes infractions à la réglementation sur l'abattage.

 

« Ce qui est montré, c'est ce qui se fait dans tous les abattoirs de France »

 

Pascal Pain, directeur de la régie municipale qui gère l'abattoir et le premier adjoint au maire de Limoges, Guillaume Guérin, ont dit comprendre que ces images choquent. « Mais ce qui est montré, c'est ce qui se fait dans tous les abattoirs de France. Et la pratique à Limoges est conforme à la législation européenne. »

 

Mauricio ...

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  • M2687570 il y a un mois

    J'ai déjà arrêté le cochon industriel car les conditions d'élevage en camp de concentration ne me vont pas et ne vont pas à cet animal sensible (si si, sans déc. !), la viande à la cantine, pas confiance en so.dexo, je trouvais déjà le boeuf pas très gouteux, on va donc zapper jusqu'à trouver une bonne filière directe.

  • M2687570 il y a un mois

    La filière des viandards ferait mieux d'agir pour faire évoluer la loi afin que cela soit interdit plutôt que de laisser le dirlo s'embourber (ferait bien de lui faire faire un stage de com à celui là !) à moins qu'ils préfèrent que tout le monde stoppe la viande !