Les pourparlers de Moscou sur la Syrie s'achèvent sans avancée

le
0

MOSCOU, 10 avril (Reuters) - Des pourparlers organisés à Moscou entre représentants du gouvernement syrien et certaines personnalités de l'opposition ont pris fin vendredi sans aucun signe de déblocage pour sortir de la guerre civile qui ravage le pays. Une première séance de consultations, en janvier dans la capitale russe, n'avait déjà débouché sur aucune avancée et cette nouvelle série de discussions entamée lundi était boycottée par la Coalition nationale syrienne (CNS, soutenue par l'Occident et basée à Istanbul), qui réclame que toute négociation porte sur le départ du président Bachar al Assad. Les délégations présentes ne sont parvenues à s'entendre que sur une déclaration de principes, dont un appel à une solution politique s'appuyant sur l'accord de Genève de 2012 et à la fin des ingérences extérieures en Syrie. "Nous ne pensions pas que ces pourparlers allaient fournir des solutions à tous les problèmes", a commenté Kadri Djamil, un ancien responsable du gouvernement de Damas passé dans les rangs de l'opposition. "Mais nous avons réussi à nous entendre sur certains points. Il faut voir le verre à moitié plein, plutôt qu'à moitié vide." Un autre opposant, Samir Aïta, membre du Forum démocratique syrien, a souligné que les délégués de l'opposition n'avaient pas tous approuvé la déclaration de principes, réclamant plutôt des solutions à la crise humanitaire et des mesures pour établir la confiance entre les deux camps. "En dépit de toutes les victimes en Syrie, il semble que Bachar al Assad ne comprenne toujours pas ce qu'est une solution politique. Je pense que le régime syrien a manqué l'occasion d'avancer vers une solution politique. Ce document ne contribue pas à susciter l'espoir. Au contraire, il le détruit", a déclaré cet opposant. Vitali Naumkine, médiateur russe dans ces discussions, a déclaré que les pourparlers allaient probablement s'interrompre pour un moment. Moscou soutient le gouvernement de la Syrie, où la guerre a fait plus de 220.000 morts. (Gabriela Baczynska; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant