Les pompiers retrouvent l'optimisme dans l'Alberta

le , mis à jour à 00:09
0
    GREGOIRE LAKE, Alberta, 8 mai (Reuters) - La baisse des 
températures et de faibles pluies ont redonné l'espoir dimanche 
aux pompiers canadiens de l'Alberta qui luttent depuis près 
d'une semaine contre un gigantesque incendie.  
    Le vent a par ailleurs éloigné les flammes de Fort McMurray, 
ville-champignon du nord-est de la province, qui prospère grâce 
à l'exploitation des sables bitumineux et dont les 88.000 
habitants ont dû être évacués.  
    "C'est vraiment un point positif pour nous, c'est certain", 
s'est félicité Chad Morrison au nom des pompiers de l'Alberta, 
lors d'une conférence de presse.  
    "Nous sommes évidemment très contents d'avoir pu contenir le 
feu mieux qu'on ne le pensait. C'est un temps idéal pour lutter 
contre les flammes. On peut vraiment (...) les maîtriser, 
vraiment en venir à bout", a-t-il poursuivi. 
    Selon les premières prévisions, la superficie de l'incendie 
aurait dû doubler dans la journée, la septième depuis qu'il 
s'est déclaré, ce qui aurait menacé le Saskatchewan voisin, mais 
la météo a donc été plus clémente que prévu. Il est toutefois 
trop tôt pour dire quand le sinistre sera maîtrisé.   
    "Alors que le feu s'étend autour de la ville et que le 
pétrole commence à disparaître (...), nous entrons dans la 
seconde phase de sécurisation et d'évaluation du site", a quant 
à elle annoncé Rachel Notley, chef du gouvernement de la 
province, lors de la même conférence de presse.  
     
    200.000 HECTARES EN FUMÉE 
    Il faudra beaucoup de temps pour "nettoyer" le secteur, a 
quant à lui souligné Chad Morrison. Avant le changement de 
temps, les autorités avaient estimé que l'incendie pourrait 
durer plusieurs mois. 
    Selon le gouvernement local, 200.000 hectares, soit près de 
20 fois la superficie de Paris, ont déjà été ravagés par les 
flammes.  
     La catastrophe est en passe de devenir la plus coûteuse de 
l'histoire du Canada. Un expert a évaluée son coût pour les 
assureurs à plus de neuf milliards de dollars canadiens (6 
milliards d'euros environ). 
    Fort McMurray se trouve au coeur d'une plus grande réserve 
de sable bitumineux au monde. Sa production de brut, d'ordinaire 
 d'un million de barils par jour, a été réduite de moitié, selon 
des estimations de Reuters. 
    Les milliers d'habitants évacués qui sont hébergés aux 
alentours ont peu de chance de regagner leurs logements à brève 
échéance, même s'ils sont intacts, et les autorités leur 
recommandent de se rendre dans des villes comme Calgary, située 
à 650 kilomètres, mieux équipées pour les accueillir. 
     
 
 (Rod Nickel et Liz Hampton,; Nicolas Delame et Jean-Philippe 
Lefief pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant