Les pompiers retrouvent de l'optimisme dans l'Alberta

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 (Actualisé avec superficie des terrains brûlés revu à la 
baisse, déclarations) 
    GREGOIRE LAKE, Alberta, 9 mai (Reuters) - La baisse des 
températures et de faibles pluies ont redonné de l'espoir 
dimanche aux pompiers canadiens de l'Alberta qui luttent depuis 
près d'une semaine contre un gigantesque incendie.  
    Dans l'après-midi, les autorités locales ont revu à la 
baisse le bilan de l'incendie. Alors qu'elles avaient annoncé    
que 200.000 hectares, soit près de 20 fois la superficie de 
Paris, avaient été ravagés par les flammes depuis dimanche 
dernier, elles ont ramené cette évaluation à 161.000 hectares.  
    Le vent a par ailleurs éloigné les flammes de Fort McMurray, 
dans le nord-est de la province, qui a prospéré grâce à 
l'exploitation des sables bitumineux. Pour autant, il est 
toujours impossible de donner une date pour un possible retour 
des 88.000 habitants de la ville évacués en début de semaine 
dernière. 
    Un certain optimisme prévalait cependant tandis que 
l'incendie entre dans sa deuxième semaine. 
    "A mesure que le feu s'éteint autour de la ville faute de 
combustibles, (...), nous commençons à passer dans la seconde 
phase de sécurisation et d'évaluation du site", a déclaré la 
Première ministre de la province, Rachel Notley, lors d'une 
conférence de presse.  
    Elle a également annoncé que les 25.000 personnes qui 
s'étaient initialement réfugiées au nord de la ville mais qu'il 
a fallu redéplacer vers le sud en raison de la progression du 
brasier avaient toutes gagné des zones sûres. 
    "Les 25.000 habitants qui avaient fui au nord de 
#FortMacFire sont désormais sains et saufs dans le sud", 
a-t-elle écrit sur son fil Twitter. 
    Chad Morrison, du service de lutte contre les incendies de 
l'Alberta, a estimé pour sa part que la modification des 
conditions météorologiques constituait un "point positif". 
    "Nous sommes évidemment très contents d'avoir pu contenir le 
feu mieux qu'on ne le pensait. C'est un temps idéal pour lutter 
contre les flammes. On peut vraiment (...) les maîtriser, 
vraiment en venir à bout", a-t-il poursuivi. 
    Il faudra beaucoup de temps pour "nettoyer" le secteur, 
a-t-il cependant ajouté.  
    La catastrophe est en passe de devenir la plus coûteuse de 
l'histoire du Canada. Un expert a évalué son coût pour les 
assureurs à plus de neuf milliards de dollars canadiens (6 
milliards d'euros environ). 
    Fort McMurray est au centre de la région canadienne des 
sables bitumineux. Près de la moitié de sa production de brut, 
soit un million de barils par jour, a été mise à l'arrêt, selon 
des estimations de Reuters. 
    Le feu n'a pas fait directement de victimes, mais deux 
personnes ont trouvé la mort lors d'accidents de la route durant 
les évacuations, a confirmé Rachel Notley. 
 
 (Rod Nickel et Liz Hampton,; Nicolas Delame, Jean-Philippe 
Lefief et Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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