Les politiques français saluent pour l'instant la victoire de Syriza en Grèce

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Les politiques français saluent pour l'instant la victoire de Syriza en Grèce
Les politiques français saluent pour l'instant la victoire de Syriza en Grèce

C'est peu dire qu'il exulte, depuis hier. La victoire de Syriza et d'Alexis Tsipras, dimanche soir lors des élections législatives grecques, donne une mine radieuse à Jean-Luc Mélenchon. «Je vois la donne basculer. Ça change, une page se tourne», se réjouit ce lundi le leader du Front de gauche sur France 2. Pour l'eurodéputé, «la toute-puissance des libéraux, leur soi-disant recette économique s'est fracassée en Grèce» sur une lame «démocratique, avec des bulletins de vote» qui s'est opposée à la «main de fer de madame Merkel et de ses porte-serviettes français». Car, estime-t-il, contrairement à ses déclarations de campagne, «Hollande n'a jamais rien demandé à madame Merkel. Comme tout ce sur quoi il s'engage, c'est parole verbale, ça ne compte pas», tance-t-il, raillant, au passage, la chancelière allemande dont le pays est «à (ses) yeux le plus mal géré d'Europe». Et d'avertir : «Madame Merkel doit comprendre la réalité, sinon il lui en cuira. Il est plus facile d'effacer une dette que de subir le choc d'un défaut».

L'ancien candidat à l'élection présidentielle de 2012 espère un «effet domino» en Espagne, au Portugal puis lors des élections régionales, en France. «Décembre 2015 peut être notre pied d'appel pour mettre en place une autre proposition pour les Français», veut-il croire. «Oui un espace est en train de se dessiner, avec toutes les forces de gauche, des socialistes affligés, des frondeurs, et les écologistes qui ont quitté le gouvernement. Nous, au Front de gauche, nous sommes disponibles», clame le tribun Mélenchon qui veut faire des «tests» lors des élections départementales de mars prochain. Et de taper du poing sur la table : «Nous sommes à la peine, je ne vais pas le cacher, mais que les gens nous aident bon sang».

Preuve de sa complicité avec le futur Premier ministre grec, Mélenchon a tweeté en fin de matinée une photo avec Alexis Tsipras, sur laquelle les ...

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  • M6445098 le lundi 26 jan 2015 à 13:14

    excellente nouvelle : cela signifie que le gvt français et autres hommes politiques vont aussi être à mes côtés et me soutenir lorsque je vais annoncer demain à mon banquier que je ne rembourserai plus mon prêt mais que je lui reste fidèle en continuant à être client de ma banque, auprès de laquelle je m'engage à contracter de nouveaux emprunts que je ne rembourserai pas... elle est pas belle la vie?

  • ltondu le lundi 26 jan 2015 à 11:59

    Pas d'échos d'Angela !?

  • M1617344 le lundi 26 jan 2015 à 11:55

    Cet accord laisse - t - il présager , en France , un attelage du genre Mélanchon , le Pen , Bayrou , les socialos , avec NKM et Juppé ? Quelle triste perspective !

  • M9244933 le lundi 26 jan 2015 à 11:38

    Compétition dans l'irresponsabilité et le populisme, entre les promesses de Syriza "demain on vous paie même pour être rasé", et la gauche française toujours coincée dans sa vision d'un monde qui n'existe pas.

  • C177571 le lundi 26 jan 2015 à 11:36

    Les politiques français ne valent pas mieux que les Grecs!

  • KAFKA016 le lundi 26 jan 2015 à 11:03

    Quelle naiveté, ni la BCE ni le FMI ne négocieront la dette, cela se fera Etat par état avec les impots de Allemands et des Français, les Grecs ont 25% de chomage et veulent bien sur rester en Europe, c'est subventions et credits à volonté!!!! ils critiquent l'europe mais se gardent bien d'en sortir !!!!

  • boudet le lundi 26 jan 2015 à 10:10

    C'est une très bonne chose que cela se passe maintenant. on verra que soit ils mettent en place ce qu'ils ont promis soit ils ne feront pas grand chose. Dans le premier cas, on verra que la croissance sera stoppée et mènera le pays au chaos. Sinon, ils trouveront probablement l'excuse que c'est à cause de l'Europe mùais dans les 2 cas, ils feront beaucoup de déçus