Les policiers dénoncent un «coup d'État judiciaire»

le
0
Les nouvelles dispositions sur la garde à vue risquent d'affaiblir les forces de l'ordre qui seront obligés à relâcher des coupables.

«Cette course entre la Cour de cassation et le Conseil constitutionnel est invraisemblable! Est-ce que le procès de Marie-Antoinette et la mort du roi seront aussi remis en cause au prétexte que Louis XVI n'avait pas d'avocat? Tout cela peut aller très loin», ironisait mardi un grand préfet, en apprenant la rétroactivité des nouvelles dispositions sur la garde à vue.

Autant le cabinet du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, avait tenté d'anticiper au mieux la première décision de la Cour de cassation imposant sans attendre la présence de l'avocat dès la première heure d'audition et le droit au silence, autant le second arrêt rendu mardi a pris de cours l'ensemble des forces de l'ordre. «Ce n'était pas attendu», confiait sobrement dans la soirée un proche collaborateur du ministre, alors qu'une réunion de crise se tenait Place Beauvau pour mesurer les conséquences d'un tel coup de tonnerre.

Nicolas Comte, le secrétaire général d'Unité-SGP-Police (principal

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant