Les policiers de la BAC Nord de Marseille sur le gril

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LES POLICIERS DE LA BAC NORD DE MARSEILLE SUR LE GRIL
LES POLICIERS DE LA BAC NORD DE MARSEILLE SUR LE GRIL

PARIS (Reuters) - Huit policiers de l'ancienne Brigade anti-criminalité (BAC) Nord de Marseille sont convoqués de mercredi à vendredi devant le conseil de discipline dans le cadre d'une affaire de racket présumé à l'encontre de trafiquants de drogue.

Ils encourent une exclusion temporaire allant de huit jours avec sursis jusqu'à deux ans ferme, voire une révocation, apprend-on de source policière.

Le conseil de discipline doit proposer une sanction, qui sera ensuite examinée par la Direction des ressources et compétences de la police nationale (DRCPN). Les policiers pourront exercer un recours contre la décision de la DRCPN.

Il s'agit de huit fonctionnaires de police qui avait été placés sous contrôle judiciaire après leur mise en examen en octobre dernier et dont l'unité a ensuite été dissoute par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

Une information judiciaire toujours en cours avait été ouverte par le parquet de Marseille en février 2012 pour "vol et extorsion en bande organisée" ainsi qu'"infraction à la législation sur les stupéfiants" à l'encontre de policiers de la BAC Nord dont les voitures de fonction avaient été équipées de micros par l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN).

Ils sont soupçonnés de s'être fait remettre des produits stupéfiants ou de l'argent par des trafiquants de drogue ou des vendeurs de cigarettes à la sauvette.

En octobre 2012, seize policiers de ce service avaient été mis en examen, dont sept écroués, et quatorze autres suspendus, après une perquisition de l'IGPN dans les locaux de la BAC Nord où du cannabis et de l'argent liquide avaient été saisis.

Le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest avait alors évoqué "une gangrène".

Les sept policiers qui avaient été incarcérés et ont été libérés depuis doivent être convoqués par le conseil de discipline en septembre.

Les quatorze policiers suspendus se verront eux infliger des avertissements ou des blâmes.

Tous les gardiens de la paix et gradés mis en cause dans cette affaire ont depuis repris le travail.

François Revilla, édité par Yves Clarisse

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  • M3311272 le mercredi 3 juil 2013 à 12:46

    S'ils ont fricoté avec la pègre, c'est la révocation. Ils ne peuvent plus porter l'uniforme qu'ils ont sali.

  • jean.e le mercredi 3 juil 2013 à 12:44

    hihi ils vont se faire rackette a leur tour par les hauts place du conseil de discipline

  • M4960905 le mercredi 3 juil 2013 à 10:26

    Si les faits sont établis la révocation est la seule sanction possible