Les planteurs de caoutchouc appellent à l?aide

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(Commodesk) Les planteurs de caoutchouc thaïlandais appellent le gouvernement à l'aide, souhaitant obtenir les mêmes aides publiques que les planteurs de riz. Leurs manifestations et blocages d'autoroutes sont jusqu'ici restées sans effet, malgré l'appui de 24 parlementaires démocrates.

Le ministère de l'Agriculture a rejeté leurs requêtes, soulignant qu'un plan d'achats publics de 200.000 tonnes de caoutchouc, doté de 15 milliards de bahts (400 millions d'euros) leur a déjà été consacré cet hiver, enveloppe dont la totalité n'a pas été consommée. Ce caoutchouc d'intervention est acquis par un organisme public (Rubber Estate Organization)  à un prix garanti de 100 à 104 bahts le kilo.

Le même budget, voté le 24 janvier, a servi à financer des prêts à taux zéro de la Banque pour l'Agriculture aux coopératives, bras armés de la Rubber Estate Organization. Les coopératives de planteurs achètent du caoutchouc à leurs membres à 92 bahts le kilo, quand les exportateurs ne paient que 72 bahts le kilo aux paysans isolés. Néanmoins, elles ne trouvent pas ensuite de réels débouchés sur les marchés pour leur produit.

Les planteurs devraient profiter d'autre part des mesures de coordination avec l'Indonésie et la Malaisie décidées mi-août, et visant à réduire de 25.000 tonnes par mois les volumes exportés à partir d'octobre. L'objectif est d'atteindre 120 bahts par kilo de caoutchouc en feuille non fumé (qualité USS3) en restreignant l'offre.

La politique de soutien aux agriculteurs de la Thaïlande coûte énormément au budget de l'Etat et déstabilise les marchés. Les subventions à l'achat de riz ont renchéri cette denrée pour les consommateurs, souligne le quotidien d'opposition The Nation. Le gouvernement stocke du riz valorisé à 15.000 bahts la tonne, quand le cours de marché est de 9.000 bahts.

Les planteurs de caoutchouc pourraient trouver une nouvelle audience après dix incendies volontaires et 17 attentats à la bombe commis ces dernières semaines sur des plantations, qui ont fait plusieurs blessés parmi les propriétaires et les ouvriers saignant les hévéas. En faisant fuir les ouvriers, ils désorganisent les plantations souligne une propriétaire. Le service national de lutte contre le blanchiment d'argent et la police établissent un lien avec des groupes islamistes (taliban) utilisant des marchands d'or et des agences immobilières comme façade légale afin d'acquérir des terrains d'entrainement.
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