Les places européennes restent orientées à la baisse à mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES EN BAISSE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES EN BAISSE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes restent orientées à la baisse à mi-séance mercredi, dans l'attente du rapport sur l'emploi dans le secteur privé aux Etats-Unis en mai qui donnera peut-être des indications sur l'évolution de la politique monétaire de la Réserve fédérale.

Les futures sur les indices new-yorkais sont en léger repli, laissant prévoir pour l'instant une ouverture en baisse à Wall Street mais la tendance du marché américain sera fonction de la statistique publiée à 12h15 GMT.

Les économistes prévoient en moyenne 165.000 postes créés dans le secteur privé, après 119.000 en avril, ce qui confirmerait la meilleure santé du marché du travail et pourrait amener la Fed à modérer sa politique d'assouplissement quantitatif (QE). La statistique donnera un avant-goût des créations d'emplois mensuelles publiées vendredi par le gouvernement.

À Paris, le CAC 40 perd 30,46 points ou 0,78% à 3.895,37 points à 10h15 GMT. Le FTSE recule de 1,05% à Londres et le Dax cède 0,61% à Francfort. La Bourse espagnole surperforme avec un recul de 0,06% seulement, soutenue par une remontée encourageante de l'indice PMI des services. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 régresse de 0,70% et le FTSEurofirst 300 abandonne 0,61%.

Plus forte baisse de l'EuroStoxx 50 et du CAC, Carrefour rétrograde de 4,5% après un déclassement de HSBC, passé de "neutre" à "sous-pondérer" sur la valeur. Dans le même secteur de la distribution, Tesco trébuche de 4,1% à Londres après l'annonce d'un tassement de ses ventes à périmètre comparable sur son premier trimestre au Royaume-Uni.

Contre la tendance, EDF gagne 2,68%, la meilleure performance de l'EuroFirst 300, dans la perspective d'une hausse de ses tarifs que le gouvernement français entend toutefois empêcher.

"Les marchés évoluent au gré des interprétations des données macroéconomiques sur la politique de la Fed, du moins c'est ce que l'on pourrait penser. La vérité, compte tenu de la faiblesse des taux d'intérêt, c'est que les actions constituent la seule alternative intéressante pour les investisseurs", affirme un vendeur actions à Paris.

"La donnée que tout le monde attend, ce sont les chiffres de l'emploi US vendredi. Jusque-là, il ne faut pas attendre grand chose de la part des investisseurs".

Dans ce contexte, les indicateurs du matin dans la zone euro - indices PMI des services, produit intérieur brut et ventes au détail - ont été largement ignorés d'autant qu'ils ne comportaient pas de surprise. Les PMI ont attesté de la poursuite de la contraction de l'activité dans la zone euro en mai, avec cependant des motifs d'espoir en Espagne, et Eurostat a confirmé la baisse de 0,2% du PIB au premier trimestre.

La baisse des marchés actions a fait monter les Bunds dans la matinée mais l'attentisme est là aussi de rigueur. "Il ne se passera pas grand chose d'ici vendredi sur le marché obligataire", dit un trader en notant que les attentes sont pratiquement nulles concernant la réunion monétaire de la Banque centrale européenne jeudi.

Sur le marché des changes, le dollar est globalement stable avant les statistiques américaines mais il perd 0,6% contre le yen, à 99,59. La hausse du yen à plus de 100 pour un dollar a contribué à faire chuter l'indice Nikkei de 3,83% à la Bourse de Tokyo.

Le marché pétrolier est également dans l'attente de l'enquête ADP sur l'emploi, avec un baril de Brent en petite hausse de 0,18% à 103,43 dollars.

Véronique Tison pour le service français, avec la contribution d'Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Wilfrid Exbrayat

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