Les places européennes restent orientées à la baisse à mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES RESTENT ORIENTÉES À LA BAISSE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES RESTENT ORIENTÉES À LA BAISSE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes restent orientées à la baisse jeudi à la mi-séance, sous le coup d'une crispation autour du dossier grec après la brusque décision de Banque centrale européenne (BCE) de priver le secteur financier du pays de ses financements, mettant ainsi la pression sur Athènes pour aboutir à une solution avec ses créanciers.

Wall Street est en revanche attendue en légère hausse, peut-être grâce à la remontée des cours du pétrole, qui se sont retournés dans la matinée pour gagner entre 0,7% et 1,4% après avoir commencé la session dans le prolongement de leur chute de la veille.

À Paris, le CAC 40 perd 0,56% (-26,12 points) à 4.670,79 points vers 12h05 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,25% et à Londres, le FTSE de 0,39%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 cède 0,45% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro 0,65%.

Les Bourses de Madrid (-1,13%) et de Milan (-0,84%) accusent une perte un peu plus marquée, étant davantage affectées par la rechute de la Bourse d'Athènes (-5,48%), tirée vers le bas par ses valeurs bancaires à la suite de la décision de la BCE.

Malgré ce nouvel accès de faiblesse de la place d'Athènes, celle-ci affiche encore une hausse de quelque 11% depuis le début de la semaine, ayant ainsi effacé une bonne partie des pertes accusées la semaine précédente à la suite de la victoire du parti anti-austérité Syriza aux élections législatives.

Cette évolution semble suggérer, malgré le rapport de forces installé par la BCE, que les intervenants de marché pensent que la Grèce et ses créanciers finiront bien par trouver une solution. Les courtiers notent en outre que la perspective d'un assouplissement quantitatif, décidé fin janvier par la BCE, adoucissait l'impact de la situation grecque sur les marchés actions.

Si ce programme pèse sur l'euro depuis le début de l'année, la monnaie unique accusant déjà un repli de quelque 5,5% par rapport au dollar depuis le 31 décembre 2014, après -12% en 2014, elle se reprend ce jeudi (+0,75%), ayant repassé la barre de 1,14 dollar pour un euro à la suite de l'annonce d'une hausse beaucoup plus forte que prévu des commandes à l'industrie allemandes.

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts grecs à trois ans a pris jusqu'à plus de trois points, à près de 20% tandis que celui du papier à dix ans augmente de plus 80 points de base, à 10,77%. A l'inverse, recherché comme valeur sûre, le Bund allemand voit son rendement baisser.

Le secteur automobile (+0,95%) est l'un des rares à être en hausse, porté par les résultats meilleurs que prévu de Daimler (+1,09%) et du fabricant de pneus finlandais Nokian (+8,54%)..

Derrière les banques grecques, de loin les replis les plus marqués du Stoxx 600, le titre BNP Paribas (-4,42%) accuse l'une des baisses les plus prononcées de la matinée, tirant vers le bas tout le compartiment bancaire (-1,19%).

Devant Nokian, l'action du fabricant de cannettes Rexam (+26,45%) affiche la plus forte hausse du Stoxx 600 après que ce dernier avoir reçu une proposition informelle de l'américain Ball en vue d'un rapprochement.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison)

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