Les places européennes orientées en légère baisse à la mi-séance

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LÉGER RECUL DES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-SÉANCE
LÉGER RECUL DES BOURSES EUROPÉENNES À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes restent orientées en légère baisse jeudi à mi-séance, alors qu'un petit rebond est attendu à Wall Street, encore fragilisées par les inquiétudes sur la croissance, les craintes d'une impasse budgétaire aux Etats-Unis et les tensions autour de l'aide à la Grèce.

À Paris, l'indice CAC 40 cède 0,11% à 3.396,21 points vers 11h45 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,5% et à Londres, le FTSE 0,35%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 recule de 0,11%, l'indice sectoriel des bancaires (+0,14%) étant le seul à afficher une tendance positive.

Les marchés mondiaux, à l'exception de Tokyo, sont dans leur septième séance de baisse d'affilée en attendant l'issue des difficiles négociations à Washington sur les moyens d'éviter le "mur budgétaire", qui entraînerait des coupes budgétaires et la fin d'exonérations fiscales début 2013, avec le risque de replonger l'économie américaine dans la récession.

De même, la publication des PIB de la zone euro et de plusieurs pays européens montre que la crise de la dette pèse de plus en plus lourdement sur les économies de la région.

Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,16% à 0,31%.

Côté valeurs, Vivendi gagne encore 3% après son bond de 4,67% de mercredi. Dans une interview au Financial Times, l'homme d'affaires égyptien Naguib Sawiris dit envisager de racheter SFR, la filiale de téléphonie mobile du groupe français, dans le cadre d'une transaction qui pourrait être valorisée entre 13 et 14 milliards d'euros.

Bouygues prend 1,6%, plus forte hausse du CAC 40, au lendemain de l'annonce d'une révision à la hausse de son objectif de chiffre d'affaires 2012.

Les futures sur Bund allemands, valeur refuge en phase d'aversion au risque, se sont toutefois retournés à la baisse après l'annonce d'une contraction un peu moins marquée qu'attendu (-0,1% au lieu de -0,2%) du PIB du troisième trimestre de la zone euro, qui est malgré cela entrée officiellement en récession.

L'euro se reprend face au dollar, autour de 1,2765, après avoir touché un plus bas de deux mois, à 1,2661 dollar, sur des rachats de positions à découvert favorisées par la baisse du yen.

Le yen a touché un plus bas de six mois et demi face au dollar, le leader de l'opposition Shinzo Abe - susceptible de devenir le nouveau Premier ministre du Japon après des élections anticipées en décembre - ayant appelé à un assouplissement offensif de la politique monétaire de la Banque du Japon pour soutenir la croissance du pays.

Le Brent se rapproche à nouveau des 110 dollars, porté par l'escalade des tensions au Moyen Orient avec l'offensive aérienne d'Israël dans la bande de Gaza.

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni en urgence dans la nuit de mercredi à jeudi pour discuter des raids israéliens contre la bande de Gaza, mais sans finalement prendre de décision, alors que l'Etat juif a menacé d'intensifier son offensive en réplique aux roquettes tirées par les activistes du Hamas.

Une série d'indicateurs américaines, dont les prix à la consommation, les salaires réels, l'indice "Empire State" et l'indice "Philly Fed", devraient également influer sur la tendance, ainsi que les résultats trimestriels de Wal-Mart.

Juliette Rouillon pour le service français

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