Les pilotes soumis à des contrôles médicaux plus sévères

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Les navigants français devront notamment faire savoir s'ils ont déjà tenté de se suicider, lors de leur visite médicale annuelle.
Les navigants français devront notamment faire savoir s'ils ont déjà tenté de se suicider, lors de leur visite médicale annuelle.

Affection neurologique, perte de conscience, troubles psychiques, traitement pour abus d'alcool ou de drogue, etc., ces pathologies sont désormais abordées par le questionnaire beaucoup plus complet que par le passé que doivent remplir depuis quelques jours les navigants qui passent la visite médicale annuelle. 44 questions établies par le pôle médical de la Direction générale de l'aviation civile sont maintenant posées contre dix sur le formulaire précédent. Pilotes professionnels mais aussi hôtesses de l'air et stewards ainsi que les pilotes privés sont soumis à cet examen d'aptitude physique et mentale pour maintenir la validité de leurs licences, les uns dans des centres spécialisés souvent militaires, les autres auprès de médecins de ville agréés. Nouveau venu dans le questionnaire, l'item 120, "tentative de suicide, oui/non", doit être coché...

Ce renforcement de la prévention post-Germanwings comporte d'autres questions permettant de recouper les données recueillies sur le profil du pilote. Il lui est demandé s'il a essuyé un "refus d'assurance-vie pour motif médical", s'il se trouve dans le cas d'"exemption ou réforme du service national pour motif médical" ou encore s'il touche "une pension ou indemnisation pour blessure ou maladie". Les antécédents familiaux (épilepsie, maladie mentale) sont également épluchés.

Test-surprise

Cette surveillance approfondie est également mise en place en Allemagne. Lufthansa pourrait introduire...

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  • frk987 le lundi 1 juin 2015 à 16:19

    Et ben ça va licencier sec...suffit d'aller faire un tour aux bars des aéroports, ne se cachent même pas pour consommer de l'alcool en uniforme, alors que leur contrat de travail stipule : alcoolémie ZERO. Maintenant quand au risque supplémentaire liée à l'alcool, c'est un autre débat.