Les pilotes d'Air France appellent à la grève du 11 au 14 juin

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    * Les pilotes protestent contre une baisse de leur 
rémunération 
    * D'autres arrêts de travail possibles quelques jours plus 
tard 
    * La direction d'Air France prête à discuter avec les 
syndicats 
 
 (Actualisé avec intersyndicale, réaction d'Air France) 
    PARIS, 2 juin (Reuters) - L'intersyndicale des pilotes d'Air 
France a appelé jeudi à la grève du 11 au 14 juin pour défendre 
les rémunérations, un mouvement qui commencera au lendemain du 
coup d'envoi de l'Euro de football en France et au moment où le 
groupe vient à peine de renouer avec les bénéfices. 
    Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), le 
Syndicat des pilotes d'Air France (Spaf) et Alter précisent dans 
un communiqué commun que ce préavis de grève pourrait être suivi 
par d'autres arrêts de travail "quelques jours plus tard" si 
nécessaire. 
    Cet appel à la grève intervient dans un contexte d'arrêts de 
travail et de manifestations contre la loi Travail, notamment 
dans les secteurs des transports et de l'énergie.   
    Air France a précisé dans une déclaration à Reuters qu'elle 
n'était pas encore en mesure d'évaluer l'ampleur et les 
conséquences de ce mouvement. La compagnie avait perdu plus de 
400 millions d'euros à la suite des 15 jours de grève de ses 
pilotes contre un projet avorté de développement européen de sa 
low cost Transavia en septembre 2014. 
    "La situation d'Air France demeure fragile", souligne la 
compagnie. "Une grève des pilotes de quatre jours, au moment où 
la société redevient bénéficiaire après huit années de pertes, 
nuira à cette dynamique positive". 
     
    "RECHERCHER UNE ISSUE" 
    La filiale d'Air France-KLM  AIRF.PA , dont l'Etat français 
détient 17,6%, ajoute qu'elle prendra l'initiative de rencontrer 
les organisations syndicales concernées pour "rechercher avec 
elles une issue à cette situation". 
    Grégoire Aplincourt, le président du Spaf qui représente 
environ un quart des pilotes d'Air France, a cependant déclaré à 
Reuters que son entretien mercredi avec le PDG de la compagnie, 
Frédéric Gagey, n'avait pas permis de rapprocher les points de 
vue.   
    Une nouvelle grève dure des pilotes d'Air France  
s'apparenterait à un "acte de sabotage", avait estimé Alexandre 
de Juniac, le président sortant d'Air France-KLM, lors de 
l'assemblée générale annuelle du groupe le 19 mai.   
    Les pilotes, eux, justifient jeudi leur appel à la grève par 
le fait que "le dialogue, l'écoute et la confiance" sont 
"totalement inexistants" avec la direction depuis plusieurs 
mois.   
    La loi française oblige les pilotes à déclarer leur 
intention de cesser le travail 48 heures à l'avance. 
    L'origine du conflit actuel tient à l'application depuis 
mercredi des ultimes mesures du plan "Transform 2015", qui 
n'était pas encore soldé pour les pilotes au contraire des 
personnels au sol et des hôtesses et stewards.  
    Air France espère économiser 20 millions à 30 millions 
d'euros par an en réduisant la rémunération des heures de vol de 
ses pilotes, notamment en ramenant la majoration des heures de 
nuit de 50% à 40%. 
    L'intersyndicale indique jeudi qu'elle réclame notamment le 
"juste retour des efforts" comprenant notamment un rattrapage de 
rémunération. 
    Les contrôleurs aériens ont de leur côté levé leur préavis 
de grève pour ce week-end.   
 
 (Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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