Les PFG chassent l'Etat islamique d'une seconde ville en Libye

le
0
    BENGHAZY, Libye, 31 mai (Reuters) - Des forces de sécurité 
libyennes ont chassé le groupe Etat islamique d'une deuxième 
ville en deux jours, indique un porte-parole précisant que 
l'organisation djihadiste devait se replier sur son fief de 
Syrte et évacuait ses positions près d'un important terminal 
pétrolier. 
    Des membres de la Petroleum Facilities Guard (PFG), groupe 
paramilitaire de protection des installations pétrolières, se 
sont emparés de la localité de Naoufiliah à 130 km de Syrte 
après avoir reconquis lundi la ville de Ben Jawad tenue par 
l'EI. 
    Des combats se poursuivaient à l'extérieur de Naoufiliah et 
plusieurs membres des PFG ont été blessés, a précisé le 
porte-parole Ali al Hassi. 
    Les PFG affirment combattre au profit du gouvernement 
d'union soutenu par les Nations unies qui depuis le mois de mars 
tente de sortir le pays du chaos dans lequel il est tombé depuis 
la mort du dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011. 
    Les forces du PFG bénéficient de l'union de plusieurs 
brigades armées qui se sont rangées derrière le nouveau 
gouvernement et qui progressent en direction de la partie 
occidentale de Syrte, ville côtière contrôlée par les 
djihadistes. 
    Les nouvelles autorités du pays sont confrontées à la 
difficulté d'intégrer et de coordonner un réseau très complexe 
et hétéroclite de factions armées. Pour l'instant, les 
principales forces en présence dans l'est du pays ont refusé de 
se rallier à ce mouvement d'unité. 
    Mardi, a été annoncée la mise en place d'une salle commune 
des opérations pour diriger la campagne militaire contre une 
bande côtière allant de Ajdabiya à Syrte qui englobe les 
terminaux pétroliers d'Es Sider et de Ras Lanouf protégés par 
les unités du PFG. 
    L'EI contrôle environ 250 km de côte de part et d'autre de 
Syrte. Des attaques ont été menées en janvier contre les sites 
d'Es Sider et de Ras Lanouf. 
    Il n'a pas été précisé quelles milices armées seraient 
intégrées et passeraient sous le commandement de cette salle 
commune des opérations. 
     
     
 
 (Ayman al Warfalli; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant