Les petits secrets d'Armstrong et de l'US Postal

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Les petits secrets d'Armstrong et de l'US Postal
Les petits secrets d'Armstrong et de l'US Postal

Grâce aux témoignages de onze anciens coéquipiers de Lance Armstrong, l?agence américaine antidopage (USADA) a pu mettre à jour « le programme de dopage le plus perfectionné, le plus professionnel et le plus efficace que le sport ait jamais connu ». Cocktail huile d'olive-testostérone, cintres pour transfusions sanguines, « motard » dédié aux produits dopants? le rapport de plus de 1000 pages révèle toutes les techniques mises en place par l?équipe US Postal pour échapper aux contrôles et permettre aux coureurs de la formation américaines de courir aussi chargés que des mulets.

« Piqûres et canette de coca-cola »

Ainsi, Tyler Hamilton a témoigné des pratiques usitées lors du Tour de France 1999, le premier remporté par Lance Armstrong. L?US Postal, sous la direction bienveillante de Johan Bruyneel, s?est servi d?un employé, a.k.a. « le motard », pour amener l?EPO dans le bus de l?équipe américaine. « Son rôle était de suivre le Tour sur sa moto et de livrer l'EPO à Pepe" (Pepe Marti), officiellement « entraîneur », mais connu par les coureurs comme « le courrier », explique l?USADA. L'EPO était alors directement livrée dans des seringues et il suffisait aux coureurs « de se piquer, puis de jeter les seringues dans une canette de coca-cola, et c'est le docteur Del Moral (le médecin de l'équipe) qui devait ensuite les sortir du car le plus vite possible ». Ni vu, ni connu?

« Or liquide »

Mais il y a « mieux » encore. D?après ce rapport, Lance Armstrong était un fan des cures de testostérone mélangée à de l'huile d'olive, un mélange qu?il qualifiait « d'or liquide ». A partir de 2001, la technique s?est perfectionnée d?après Hamilton et la testostérone était alors introduite dans l?organisme des coureurs sous forme de patch. Moins détectable du coup. Grand classique des pratiques dopantes depuis les révélations de « l?Affaire Puerto », les auto-transfusions sanguines étaient également de mise au sein de la formation américaine.

Un frigo et un cintre

Et l?appartement d?Armstrong à Gerone (Espagne) était la « cache » officielle avec un réfrigérateur caché au fond d'un grand placard. « Quand on se réinjectait notre sang, on avait l'habitude d'attacher la poche de sang à un cintre et ensuite de l'accrocher au mur », explique George Hincapie. Et pour abaisser rapidement l'hématocrite trop élevé après une auto-transfusion, les coureurs s?injectait une solution saline. Le rapport explique que c?est ce système qui a permis à au septuple vainqueur du Tour de France de ne pas se faire pincer lors d?un contrôle inopiné réalisé lors des Mondiaux en 1998. On attend désormais l?explication de Lance Armstrong?

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