Les pertes d'emplois s'amplifient dans le secteur du médicament

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ACCÉLÉRATION DES PERTES D'EMPLOIS DANS L?INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE
ACCÉLÉRATION DES PERTES D'EMPLOIS DANS L?INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE

PARIS (Reuters) - Le nombre de personnes employées en France dans l'industrie pharmaceutique passera d'ici la fin de l'année sous la barre des 100.000 pour la première fois depuis dix ans, selon des chiffres publiés vendredi par le syndicat Leem qui représente des entreprises du secteur.

Avec une prévision de 98.800 salariés à la fin de 2013, les effectifs seront en baisse de 2,1% cette année, accentuant ainsi le fléchissement de 0,9% accusé en 2012, souligne l'organisation qui impute ce nouveau repli à un niveau de régulation et de pression fiscale jamais atteints.

Cette diminution fait écho à celle subie par l'ensemble de l'industrie en France, alors que contrairement aux autres secteurs industriels, l'industrie du médicament n'avait pas connu de baisse d'effectifs avant 2008.

Dans son baromètre de l'emploi, le Leem, précise que 26 plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant 2.647 suppressions de postes ont été annoncés en 2013 après les 27 PSE de 2012 qui ont concernés 4.438 postes.

Parmi ces PSE, celui de Sanofi a été le plus médiatisé à la suite d'un bras de fer entre la direction et les syndicats qui se poursuit à ce jour.

La baisse affecte particulièrement les secteurs de la visite médicale, des fonctions support et de la recherche et développement qui continuent à subir les effets des restructurations en cours.

Mais, les effectifs de production (42% des emplois totaux de la branche), traditionnellement orientés à la hausse, devraient eux aussi diminuer en 2013, selon le Leem, qui représente des entreprises pesant un peu plus de 21 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

"Nos entreprises subissent de plein fouet les conséquences de trois ans d'alourdissement de la régulation, d'intensification de la pression fiscale, et de ralentissement de l'accès au marché des médicaments", commente Patrick Errard, président du Leem cité dans un communiqué.

Il évoque "un mouvement de fond qui doit sérieusement alerter les pouvoirs publics".

Noëlle Mennella, édité par Gwénaëlle Barzic

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