Les pays d'Europe centrale opposés aux quotas de migrants

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PRAGUE/BRATISLAVA, 9 septembre (Reuters) - Plusieurs pays d'Europe centrale ont accueilli avec réticence mercredi les propositions du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui a demandé aux Etats de l'Union européenne de s'accorder sur la répartition de quelque 160.000 réfugiés syriens et irakiens. Le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka a estimé que l'Europe devait mettre en place les mesures déjà approuvées pour faire face à cette crise avant d'échafauder de nouveaux plans. La République tchèque, la Hongrie, la Slovaquie et la Pologne sont hostiles à l'instauration de quotas contraignants pour la répartition des réfugiés de Syrie et d'Irak qui ont rallié l'espace communautaire en passant par l'Italie ou la Grèce. "Je suis convaincu que l'Europe n'a pas besoin de nouveaux plans pour résoudre cette crise", a affirmé Sobotka dans un communiqué. "Il est temps de passer de la table des négociations à l'action et de travailler dur sur les mesures que nous avons approuvées avec les autres dirigeants de l'UE au cours des derniers mois", a-t-il ajouté, réaffirmant son opposition aux quotas. Ce refus a également été la réponse apportée par le ministre slovaque des Affaires étrangères Miroslav Lajcak qui a toutefois jugé que les propositions de Jean-Claude Juncker contenaient plusieurs "points positifs". Devant la presse, le ministre slovaque a expliqué qu'il refusait que les pays de l'UE se voient imposer un nombre de migrants à accueillir et qu'il était opposé à un pouvoir étendu de la Commission européenne dans la crise des réfugiés. En Pologne, la chef de file du parti Droit et Justice, principale formation de l'opposition, a estimé que Varsovie ne devait pas céder aux pressions européennes dans ce domaine. "Ce que nous entendons aujourd'hui de la part de Juncker contribue d'une certaine manière à faire pression sur nous", a déclaré Beata Szydlo. "Le gouvernement polonais ne doit absolument pas céder à cette pression". Dans le plan initial présenté en mai, la Hongrie devait prendre en charge 87 réfugiés venus de Grèce et d'Italie mais, confrontée elle-même à un afflux de demandeurs d'asile durant l'été, elle en a finalement été exemptée. Lors de son discours sur l'état de l'Union devant le Parlement européen à Strasbourg, Jean-Claude Juncker a confirmé sa proposition d'une répartition de 160.000 demandeurs d'asile chassés d'Irak et de Syrie entre les Vingt-Huit qui ne doivent pas, a-t-il dit, céder à la "peur". ( ID:nL5N11F22Z ) (Tatiana Jancarikova à Bratislava, Marcin Göttig à Varsovie et Jan Lopatka à Prague; Pierre Sérisier pour le service français)

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  • pelochon le mercredi 9 sept 2015 à 15:24

    Typiquement le genre de décision qui doit faire l'objet d'un référendum. Mais comme par hasard, une fois de plus, il n'y en aura pas. L'Europe est en train de devenir une dictature commmuniste, la France en témoigne avec sa fiscalité, ses choix et ses décisions. Pas prêt de finir de regretter les années 80 et 90..