Les Pays-Bas évoquent l'idée d'un "mini-Schengen"

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AMSTERDAM, 19 novembre (Reuters) - Le gouvernement néerlandais a débattu en interne et avec certains autres pays européens d'un projet de "mini-Schengen" qui passerait par la mise en oeuvre de contrôles d'identité aux frontières de plusieurs pays d'Europe occidentale dans le but de mieux contrôler les flux de réfugiés et de migrants. Le projet néerlandais est distinct des propositions françaises de contrôle systématique aux frontières extérieures de l'espace Schengen, avancées après les attentats de la semaine dernière à Paris et que les ministres de l'Intérieur de l'UE devraient entériner vendredi selon un projet de conclusions que Reuters a pu consulter. ID:nL8N13E2KK La Commission a déclaré jeudi n'avoir reçu aucune proposition de création d'un "mini-Schengen", a précisé une porte-parole. Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse à Berlin que son homologue néerlandais lui avait parlé de l'idée mais que celle-ci n'enthousiasmait pas le gouvernement allemand. "Notre objectif politique doit être que l'espace Schengen dans son ensemble fonctionne", a-t-il dit. "Tout le reste n'est que considérations supplémentaires." Le projet néerlandais, qui inclurait l'Autriche, l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas, impliquerait l'installation de camps de transit pour les migrants en dehors de leurs frontières, rapporte le quotidien De Telegraaf. Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bert Koenders, a confirmé en partie ces informations mais ajouté que d'autres mesures étaient envisagées. "Les Pays-Bas et d'autres pays parlent de nombreuses solutions différentes", a dit une porte-parole du ministère de la Justice, lequel supervise la politique d'immigration. Le chef de file au Parlement du Parti populaire libéral et démocrate du Premier ministre Mark Rutte s'est déclaré mercredi favorable à la mise en place d'un "mini-Schengen" tandis que celui du Parti travailliste, membre de la coalition gouvernementale, a évoqué des "complications et des obstacles". Marit Maij, une députée travailliste, a déclaré à Reuters que son parti pourrait soutenir le projet si la politique européenne de contrôle aux frontières "continue d'échouer". (Toby Sterling, avec Paul Carrel et Thomas Escritt; Marc Angrand pour le service français)

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