Les pathologies cardio-vasculaires coûtent cher à la Cnam

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LES PATHOLOGIES LOURDES ET CHRONIQUES REPRÉSENTENT DEUX TIERS DES DÉPENSES DE L'ASSURANCE MALADIE
LES PATHOLOGIES LOURDES ET CHRONIQUES REPRÉSENTENT DEUX TIERS DES DÉPENSES DE L'ASSURANCE MALADIE

PARIS (Reuters) - Les pathologies lourdes et chroniques, maladies cardio-vasculaires en tête, représentent près des deux tiers des dépenses d'assurance maladie en France, selon des données publiées mardi par la Caisse nationale d'assurance maladie.

Hors établissements médico-sociaux, les dépenses d'assurance maladie ont atteint en 2011, tous régimes confondus, 146 milliards d'euros.

Sur ce total, les pathologies "lourdes et chroniques" ont représenté 92 milliards d'euros de remboursements.

Au premier rang figurent les pathologies et facteurs de risques cardio-vasculaires qui représentent plus de 30 milliards de dépenses (14,7 milliards pour les pathologies seules, 15,7 milliards pour le diabète et les autres facteurs de risque) pour un total de 11,5 millions d'assurés du régime général.

Par comparaison, le traitement des cancers, qui touchent 2,4 millions de personnes, totalise 14,5 milliards d'euros, alors qu'un autre poste important, les pathologies et traitements liés à la santé mentale, représente 22,6 milliards de dépenses.

L'étude de la Cnam fait apparaître en outre que les hospitalisations ponctuelles non liées aux maladies chroniques ont représenté un coût de 29,9 milliards d'euros en 2011 pour 7,3 millions de personnes.

Les frais liés aux seules maternités ont atteint dans le même temps 9,4 milliards.

Quant aux soins courants, ils ont généré une dépense de 14,5 milliards.

La publication de ces chiffres intervient au moment où les députés entament l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014, qui vise à ramener le déficit de la sécurité sociale sous 13 milliards d'euros, après un peu plus de 16 milliards pour 2013.

Sur ce total, 2,4 milliards d'euros viendront de l'assurance maladie, invitée à faire un effort sans précédent dans une période récente par rapport à l'évolution spontanée de ses dépenses, estimée à +3,6% pour 2014.

L'objectif de croissance (Ondam) retenu est ainsi de 2,4%, le plus faible depuis 1998, contre 2,8% attendu en 2013.

Pour y parvenir, le gouvernement projette notamment des économies de près d'un milliard d'euros sur les médicaments, de près de 500 millions grâce à une gestion plus serrée des hôpitaux via une rationalisation des achats et le développement de la chirurgie ambulatoire, ou encore 600 millions en limitant les prescriptions des médecins.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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  • bordo le mardi 22 oct 2013 à 20:37

    Et les morts, combien coutent-ils ?

  • M6695204 le mardi 22 oct 2013 à 19:33

    Si ont commençai à réduire les privilèges des personnels de la sécu je pense que l'on trouverait déjà de bonnes marges....Décharges syndicales voyages culturels restaurant d'entreprise a prix défiant toute concurrence et autres scandales..Car tous ces privilèges sont financés par nos cotisations,sans aucune création de richesse autre que les grèves anarchistes

  • LeRaleur le mardi 22 oct 2013 à 19:28

    Et les sous-dévs, ils ne coûtent rien ?

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