Les partisans du "No" défilent à Edimbourg, le ton monte dans la campagne

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EDIMBOURG, 13 septembre (Reuters) - Quelque 12.000 loyalistes écossais mais aussi nord-irlandais ont défilé samedi dans les rues d'Edimbourg pour marquer leur attachement au maintien de l'Ecosse au sein du Royaume-Uni. A cinq jours du référendum de jeudi, et tandis que la plus grande incertitude demeure sur l'issue du vote, le ton s'est parallèlement durci entre les partisans du "Yes" et ceux du "No" à l'indépendance. L'Ordre d'Orange, fondé en 1795 pour protéger les intérêts de la communauté protestante en Irlande, participait à ce rassemblement. Ses dirigeants expliquent qu'ils se sentent tenus de manifester aux côtés de leurs "frères écossais". Les manifestants, qui ont défilé aux sons d'orchestres de flûtes et de tambours, estiment que les indépendantistes menacent leur culture et leur histoire. Mais, après 307 ans d'union avec l'Angleterre, la campagne tourne surtout autour de l'avenir de l'économie écossaise en cas de victoire des indépendantistes. Samedi, le vice-président du Parti nationaliste écossais (SNP), Jim Sillars, a annoncé que des entreprises comme les banques ou la compagnie pétrolière BP BP.L qui ont exprimé leurs craintes en cas de victoire du "oui" pourraient être exposées à des mesures de rétorsion. "Avec ce référendum, il est question de pouvoir. Par conséquent, lorsque nous aurons une majorité de 'Oui', nous nous en servirons pour réclamer des comptes à BP et aux banques", a-t-il dit dans les médias écossais. Le camp nationaliste accuse le Premier ministre britannique David Cameron d'avoir orchestré dans ces derniers jours avant le scrutin une campagne d'intimidation impliquant le patronat britannique sur le thème des incertitudes économiques et financières d'une Ecosse indépendante. Mais les propos de Sillars vont bien plus loin que les dénonciations portées par le chef du SNP, Alex Salmond. "BP, dans une Ecosse indépendante, devra apprendre la signification du mot nationalisation, partielle ou totale", a-t-il ajouté, avant de préciser sur l'antenne de la BBC qu'il avait bien brandi la menace d'une nationalisation mais pour attirer l'attention des médias sans pour autant qu'un tel projet soit sur la table. (Guy Faulconbrigde, Angus MacSwan et Alistair Smout; Henri-Pierre André pour le service français)


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