Les particuliers qui investissent dans la pierre ont plus de bon sens que les élites le croient

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HUMEUR - Avis à ceux qui conçoivent les lois sur le logement: les Français ne sont pas des moutons et réagissent avec intelligence face aux nouvelles réglementations. Ils avaient détesté le Duflot, ils adorent le Pinel. Mais boudent l’ancien.

On ne leur fera pas prendre des vessies pour des lanternes. Les Français aiment la pierre, c’est entendu, mais pas à n’importe quel prix ni dans n’importe quelles conditions. Leur attitude, très pragmatique face à l’investissement locatif, le montre parfaitement.

Depuis la fin de l’année dernière, ils ont pris acte de l’assouplissement du régime Pinel sur l’investissement locatif. Et ils sont revenus en masse, n’hésitant plus à acheter des appartements pour les louer alors qu’ils avaient déserté l’investissement immobilier début 2014 effrayés par le discours (et la loi de) Cécile Duflot. «Tous les promoteurs s’en réjouissent, le dispositif Pinel se vend très bien», explique Édouard Denis, promoteur du nord de la France, aujourd’hui présent dans tout l’Hexagone.

Au premier trimestre, les ventes dans le neuf à des investisseurs ont bondi de près de 60 % selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Et le deuxième trimestre est un bon crû. Le gouvernement a habilement revu sa copie et il en tire aujourd’hui les fruits. En donnant la possibilité aux investisseurs de s’engager pour six ans seulement (avec en contrepartie une réduction d’impôt ramenée à 12 %), les pouvoirs publics ont réussi à rassurer et à casser une dynamique mal engagée.

En permettant aux investisseurs de loger leurs enfants ou leurs ascendants, le gouvernement a aussi donné un coup de pouce psychologiquement bienvenu, un sentiment de liberté. Même ceux qui ne profiteront jamais de la mesure sont rassurés: ils savent que, le cas échéant, ils auront la possibilité de louer à leurs proches. Immobilier rime, on le sait, avec psychologie.

Celle-ci n’est malheureusement pas au rendez-vous sur le marché de l’ancien. Bien au contraire, l’annonce pour début août d’un encadrement des loyers dans la capitale fait peur… même à ceux qui ne sont pas concernés. «Avec l’encadrement des loyers, on constate un attentisme tant de la part des investisseurs que des bailleurs», constate Jean-François Buet, le président de la Fnaim. Les particuliers se méfient d’un placement trop contraint. «La part des investisseurs parmi les acheteurs a déjà chuté de 15 % en trois ans à Paris», souligne Century 21. Jusqu’où?

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