Les particuliers peuvent aussi financer le cinéma

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Les sofica, placements dans le cinéma pour les particuliers, ont permis au film «Forces spéciales» qui sort la semaine prochaine avec Diane Kruger et Benoît Magimel, de voir le jour et offrent aux investisseurs une réduction d'impôts de 43%.

C'est la ­semaine de l'année pour les sofica, ces sociétés qui financent des films grâce aux investissements des particuliers. Elles commencent à lever les fonds qui leur permettront de ­financer de nouveaux films pour lesquels elles espèrent des succès comparables à ceux de L'Arnac½ur ou de Mammuth. Parmi les films qui sont sur le point de sortir en salle, certains n'auraient pu voir le jour sans le soutien des sofica.

C'est le cas par exemple de Forces spéciales, avec Diane Kruger et Benoît Magimel, qui raconte la mission des forces spéciales pour délivrer une journaliste française enlevée en Afghanistan. « Notre participation a joué un rôle central pour lancer ce premier long-métrage du réalisateur. Aujourd'hui, le film est vendu dans plus de 25 pays, c'est déjà un succès », indique Niels Court Payen, le président d'A Plus Finance, gestionnaire d'A Plus Image.

Avantage fiscal immédiat

Douze sofica ont été agréées pour lever des fonds cette année (deux de plus qu'en 2010) pour un montant global de 67 millions d'euros, légèrement inférieur à l'an dernier. Cette année encore, la réduction d'impôt est alléchante pour les investisseurs. Elle représente 43 % du montant investi dans la limite d'un investissement de 18 000 euros, soit 7.740 euros de réduction d'impôt maximale, et de 25 % du revenu net global.

Le régime vient d'être reconduit pour trois ans par les députés. ­Attrayant fiscalement, puisqu'il permet de bénéficier dès la première année à plein de l'avantage fiscal, le placement se place traditionnellement très vite. La Banque postale, Neuflize OBC, BNP Paribas, les Banques populaires, les Caisses d'épargne, Quilvest, la Cie financière Edmond de Rothschild ainsi que des conseillers en gestion de patrimoine et certains sites distribuent des sofica.

Les investisseurs doivent s'engager pour au moins cinq ans et être conscients que le cinéma reste un investissement à risque. Historiquement, les meilleures sofica ont réussi à retrouver leur mise au bout de cinq ans, ce qui a permis à leurs heureux souscripteurs de bénéficier d'un taux de rendement annuel pouvant atteindre 7 % (avantage fiscal compris). Les moins chanceux, eux, n'ont pas tout à fait ­retrouvé leur capital même en tenant compte de l'avantage fiscal.

Environ 9.000 contribuables bénéficient de cette niche. L'an prochain, elle doit, comme les autres, être passée au rabot et le taux de réduction d'impôt devrait tomber à 38 %. «Pour l'État, le coût est modeste, il n'est que de 27 millions en 2011 et l'effet de levier est important pour l'industrie cinématographique qui en a grand besoin », estime ­Hugues de Chastellux, le président de l'Association de représentation des sofica.

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