Les parkings aident leurs clients étourdis

le
0
L'aéroport d'Orly expérimente depuis quelques mois un système de géolocalisation qui permet aux voyageurs de retrouver leur véhicule dans les parkings grâce à leur immatriculation. Un service qui intéresse aussi les centres commerciaux et les gares.

Difficile d'atterrir après un long voyage et, une fois débarqué de l'avion et ses valises récupérées, de se rendre compte qu'on a oublié où est garée sa voiture. Afin d'aider «le millier de passagers» à qui arrive cette mésaventure chaque année dans ses parcs de stationnement, l'aéroport sud-parisien d'Orly expérimente un système de géolocalisation des véhicules. Des bornes permettent au voyageur tête-en-l'air de saisir son numéro de plaque d'immatriculation et localisent immédiatement la zone où se trouve sa voiture. Elles indiquent ensuite à l'usager le parcours idéal pour la rejoindre.

Ce service est testé depuis cinq mois dans le parking P1 d'Orly et a été étendu en février au parking P3. «À ce jour, nous avons déployé cinq bornes, et l'équipement d'un des parcs d'Orly Ouest est prévu à moyen terme», explique-t-on au siège d'Aéroports de Paris (ADP) qui ne se prononce pas, en revanche, sur un éventuel lancement à l'aéroport de Roissy. S'appuyant sur l'exemple -certes «extrême»- d'un habitant de Munich qui a mis deux ans à retrouver sa voiture, l'opérateur assure que ce service est loin d'être superflu. Orly, qui émet 3,4 millions de tickets de parking par an, recense «70 consultations par jour à chacune de ces bornes».

Marché des automobilistes étourdis

Le marché des automobilistes étourdis n'est pas vraiment nouveau. De nombreux éditeurs ont lancé des applications pour mobiles ces dernières années, à l'instar de N-Gine Innovation et son application CarTrackerPro pour iPhone, Go Park d'Agole Tech Solutions, ou encore Parking Dispo de Navx.

D'autres acteurs s'intéressent de près à cette tendance. La SNCF, dont les 250 parcs de stationnement sont gérés par Effia (groupe Keolis) et proposent 90.000 places autour des gares, avoue «mener une réflexion sur les aides à l'orientation des clients». Le groupe ferroviaire accueille 8 millions d'usagers dans ses parkings chaque année. Parmi les options, un système de bornes n'est pas exclu. «Nous étudions aussi d'autres solutions plus simples, comme des 'flash codes' sur les murs qui permettraient aux clients d'accéder via leur mobile à un service de localisation», indique-t-on à la SNCF.

Comme les gares, les grands centres commerciaux de l'Hexagone disposent généralement de 2000 à 3000 places de stationnement. «Il arrive souvent que nos clients perdent leur véhicule» , reconnaît Ludovic Leray-Patillot, directeur d'Atlantis à Nantes. C'est pourquoi le centre commercial a développé dans son application mobile une fonction qui indique le chemin le plus rapide pour retrouver sa voiture. À Lyon, Confluence mise davantage sur la «prévention», à savoir «une information claire sur le site et des affichages en couleur que les clients peuvent retenir facilement», explique l'un des responsables du parking du pôle commercial.

A priori les premiers concernés, les concepteurs et exploitants de parkings, se positionnent plutôt en retrait. Vinci Park, qui propose de nombreux services annexes à ses clients comme le prêt de parapluie ou de cabas, affirme «travailler sur le sujet» mais ne donne aucune précision sur les «solutions actuellement en développement». Son concurrent Q-Park, quant à lui, estime que la perte d'un véhicule est un «problème marginal».

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant