Les parapluies de Hong Kong vont-ils se fermer pour toujours ?

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Les barricades ont été démontées le 11 décembre à Admiralty, le quartier occupé pendant près de deux mois par les militants pro-démocratie.
Les barricades ont été démontées le 11 décembre à Admiralty, le quartier occupé pendant près de deux mois par les militants pro-démocratie.

"We will be back !" L'inscription est gravée sur le macadam d'Admiralty, à l'heure où la police reprend le contrôle de ce quartier occupé par le mouvement des "parapluies" au coeur de Hong Kong. Une façon de sauver la face pour les jeunes manifestants démocrates après un bras de fer de soixante-dix jours avec les autorités pro-Pékin, sans avoir rien arraché de tangible en retour. Avec l'espoir fragile que cette mobilisation sans précédent ne restera pas lettre morte.

Jeudi, la police a donné l'assaut à l'artère occupée par les tentes installées devant le siège du gouvernement, forte des injonctions des tribunaux condamnant l'occupation de ce quartier névralgique de la cité de sept millions d'habitants. Dans la nuit, les forces de l'ordre ont arrêté plusieurs meneurs étudiants. Les leaders de la fédération des étudiants de Hong Kong ont promis de se laisser arrêter, la tête haute. La plupart des manifestants sont résignés à quitter les lieux, estimant avoir déjà remporté une victoire en marquant les esprits. Une minorité s'accroche, prête à en découdre. Dans la très légaliste ancienne colonie britannique, les injonctions des tribunaux sont prises au sérieux, même par la jeune génération.

Reste à savoir si cet épilogue marque l'échec d'un mouvement spontané ou le début d'une longue marche vers la démocratie. Les médias officiels de Pékin proclament à l'envi la fin piteuse de la "révolution des parapluies" et le triomphe...

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