Les paradis fiscaux, au second plan du G20 de Cannes

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La lutte contre l'évasion fiscale ne fait pas partie des priorités de la présidence française.

En 2009, à Londres, ils tenaient la vedette. En quelques jours, sous la menace d'être épinglées par le G20 sur une liste de paradis fiscaux, toutes les places financières européennes, une à une, étaient rentrées dans les rangs, s'engageant à respecter les standards de l'OCDE en matière d'échange d'information. Autriche, Liechtenstein, Andorre, Monaco, jusqu'à la Suisse, première place financière mondiale pour les capitaux privés qui du coup mettait un terme à son sacro-saint secret bancaire. Elles devaient aussi signer douze conventions bilatérales pour sortir des listes OCDE. «Les paradis fiscaux, c'est fini», s'était alors félicité le président français Nicolas Sarkozy.

Trois ans plus tard, où en est-on ? Vu de la Muette, le bilan est positif : plus de 700 accords de coopération fiscale ont été signés et 14 milliards d'euros ont été rapatriés en deux ans dans les caisses des États. Vu des ONG, c'est moins clair. «Un accord sur trois n'est pas en vigu

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