Les paradis exotiques, vrai ou faux bon plan ?

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Les paradis exotiques, vrai ou faux bon plan ?
Les paradis exotiques, vrai ou faux bon plan ?

Gignac au Mexique cet été, Valbuena à Moscou il y a un an. Les destinations exotiques ne sont plus l'apanage des joueurs en fin de carrière et à la recherche d'un très beau dernier contrat. De la à devenir une solution de premier ordre pour les agents qui doivent caser un client ?

"La vraie question c'est "est-ce que Gignac avait autre chose ?", comme Mathieu Valbuena il y a un an. Lui n'avait rien d'autre que le Dynamo Moscou capable de s'ajuster au niveau de rémunération demandé. Qui aujourd'hui peut mettre 4 millions nets sur Gignac en Europe ? Le Top 10, mais ces clubs n'ont pas besoin de Gignac." Pour Christophe Hutteau, ancien agent de Mathieu Valbuena, les signatures de plus en plus régulières de gros poissons dans des pays "exotiques" n'a rien d'illogique. "Ce n'est pas un choix sportif mais avant tout financier" quand un joueur en pleine force de l'âge décide de monnayer son talent en Europe de l'est, au Moyen-Orient ou en Chine. Des choix de carrière qui surprennent voire suscitent des critiques, mais que l'agent de Lorik Cana ou Ismaël Bangoura respecte : "L'argent est tabou en France mais ce n'est pas condamnable de vouloir signer un dernier gros contrat afin de mettre sa famille à l'abri. Chaque joueur a cette réflexion." Asamoah Gyan à Shanghai SIPG pour 15 millions annuels ou Demba Ba à Shanghai Shenhua pour 14 millions, un pactole digne de Zlatan Ibrahimovic pour deux trentenaires qui auraient pu rendre pas mal de services en Europe occidentale.

Six mois d'avance sur salaire


Au-delà de ses chiffres qui donnent le tournis et feraient passer les Emirats arabes unis ou la Chine pour des eldorados, une signature dans un pays lointain est également une prise de risque pour les joueurs concernés. "Aucun pays n'est aussi sûr que la France, où c'est idéal, carré, avec une fédération qui veille, tout comme la DNCG" estime Alain Gauci, qui a placé Brice Jovial aux Chengdu Blades en 2013. Pour limiter les risques, Gauci préconise "d'aller sur place en amont et de se créer un réseau de bons collaborateurs, de gens de confiance" afin de ne pas emmener ses clients droit dans le mur. Mais sans forcément aller au bout du monde, il faut se méfier et demander des garanties pour ses joueurs : "par exemple actuellement, mieux vaut demander six mois d'avance sur salaire avant de signer en Grèce, sinon c'est très chaud." Pour Christophe Hutteau, les joueurs peuvent néanmoins se reposer sur la FIFA, dont toutes les fédérations dépendent. A condition de ne pas tomber dans des pièges basiques : "en Grèce par exemple, où on essaie souvent de…


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