Les opposants syriens réunis à Ryad entrent dans le vif du sujet

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    RYAD, 10 décembre (Reuters) - Les groupes de l'opposition 
syrienne réunis par l'Arabie saoudite à Ryad pour trouver une 
position commune avant l'ouverture d'éventuels pourparlers de 
paix avec Damas entrent jeudi dans le vif du sujet avec le choix 
d'une délégation. 
    Mercredi, le premier jour de la conférence s'est achevé par 
un accord général sur des points relativement consensuels. Les 
cent représentants de l'opposition politique et des groupes 
insurgés se sont entendus pour dire que le président syrien 
Bachar al Assad et ses lieutenants ne devaient jouer aucun rôle 
dans la transition politique et que les forces étrangères 
devaient quitter la Syrie.  ID:nL8N13Y2W9  
    Une déclaration de principes est en cours de rédaction, a 
indiqué un commandant rebelle. Des divergences subsistent sur le 
rôle de l'islam ou la place des minorités dans la Syrie de 
demain, alors que la conférence réunit aussi bien des mouvements 
nationalistes qu'islamistes.  
    "Aujourd'hui, il faut choisir une délégation de 42 personnes 
pour sélectionner les négociateurs", a déclaré un délégué basé 
dans le Golfe. "Dieu seul sait" si les discussions aboutiront, 
a-t-il ajouté.  
    L'Arabie saoudite, l'un des principaux soutiens des 
rebelles, espère faire émerger une position commune avant 
d'éventuelles négociations de paix sous l'égide des Nations 
unies, objectif affiché à l'issue des conférences 
internationales sur la Syrie qui se sont tenues à Vienne en 
octobre et novembre derniers.   
    Rassembler une opposition syrienne très fragmentée autour 
d'un seul ordre du jour et d'une seule équipe de négociation 
marquerait une étape importante dans la quête d'une solution 
politique au conflit qui a fait plus de 250.000 morts et douze 
millions de déplacés depuis mars 2011.  
    Les dissensions au sein de l'opposition ont fait échouer la 
précédente tentative de pourparlers, à Genève il y a près de 
deux ans. Elles compliquent aujourd'hui la tâche des 
Occidentaux, qui s'efforcent de soutenir des rebelles "modérés", 
et profitent aux groupes islamistes les plus radicaux, Etat 
islamique ou Front al Nosra, qui s'appuient sur ces divisions 
pour renforcer leur pouvoir. 
    Les attentats de l'Etat islamique et de ses adeptes en 
dehors de la Syrie et de l'Irak et la crise migratoire en Europe 
ont accéléré les efforts en vue d'un règlement du conflit.  
    La Russie, les Etats-Unis et les Nations unies auront un 
entretien trilatéral vendredi à Genève pour faire le point sur 
le processus de Vienne, ont annoncé mercredi l'envoyé spécial de 
l'Onu sur la Syrie, Staffan de Mistura, et le vice-ministre 
russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov.  ID:nL8N13Y2Y2  
     
 
 (Tom Perry à Beyrouth, Suleiman al Khalidi à Amman et Angus 
McDowall à Ryad; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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