Les opposants à Notre-Dame-des-Landes ne désarment pas

le
0
LES OPPOSANTS AU PROJET D?AÉROPORT DE NOTRE-DAME-DES-LANDES SE RASSEMBLENT DE NOUVEAU
LES OPPOSANTS AU PROJET D?AÉROPORT DE NOTRE-DAME-DES-LANDES SE RASSEMBLENT DE NOUVEAU

PARIS (Reuters) - Les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes se mobilisent à nouveau ce week-end et prévoient deux jours de rassemblement près de cette commune de Loire-Atlantique, à une vingtaine de kilomètres de Nantes.

Après plusieurs années de polémiques et de nombreuses manifestations contre le projet d'aéroport international, initié depuis une quarantaine d'années pour remplacer l'actuelle aérogare nantaise, les tensions sont retombées d'un cran à la suite des conclusions d'un rapport d'experts qui mettent en cause divers éléments du dossier.

Pour autant, l'Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet (Acipa) et la Coordination des opposants ne relâchent pas leurs efforts.

"Fortes des avancées acquises ces derniers mois, l'Acipa et la Coordination des opposants entendent augmenter la pression sur les décideurs en organisant le grand rassemblement estival devenu traditionnel mais qui, cette année, va prendre une ampleur inégalée", écrivent-ils dans un communiqué.

Malgré la présence dans le gouvernement de deux membres issus de ses rangs, Europe Écologie-Les Verts (EELV) soutient les manifestations de samedi et dimanche, qui devraient se dérouler dans un esprit festif avec notamment des concerts et un lâcher de cerfs-volants.

"Le grand rassemblement des 3 et 4 août est incontournable pour toutes celles et ceux qui oeuvrent en faveur d'une véritable transition écologique et énergétique et la préservation de la biodiversité", écrit EELV dans un communiqué.

"Tous ensemble, enterrons définitivement le projet de Notre Dame des Landes".

MANQUE D'ÉTUDES

Le site retenu pour le projet, qui rassemble 1.600 hectares de bocage, a été rebaptisé "ZAD" comme zone à défendre par ses opposants qui dénoncent un gaspillage de terres et d'argent.

Soutenu par les majorités des différentes collectivités de Bretagne et des Pays de Loire, le projet d'aéroport est également défendu depuis son origine par Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes et actuel Premier ministre.

Selon ses partisans, il permettrait de développer le trafic aérien et les échanges dans la région tout en éliminant le survol actuel de la métropole nantaise par des avions.

Ses opposants dénoncent de leur côté la destruction d'une zone bocagère préservée, qui comporte d'importantes zones humides, et jugent ce projet économiquement inutile.

L'expertise, commandée par le gouvernement et dont les conclusions ont été remises début avril, pointe quant à elle le manque d'études sur une possible optimisation de l'actuelle infrastructure et l'insuffisance des études d'impact sur le site.

Les opposants au projet estiment que la facture totale pourrait s'élever à trois milliards d'euros en tenant compte des infrastructures ferroviaires, appelées à compléter le futur équipement aéroportuaire.

La société Vinci, principal opérateur retenu pour ce projet, et la chambre de commerce de Loire-Atlantique chiffrent quant à elles le projet à 508 millions d'euros.

Service France, édité par Patrick Vignal et Julien Dury

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant