Les opposants à la loi Travail refusent de lâcher prise

le , mis à jour à 16:49
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LES OPPOSANTS À LA LOI TRAVAIL CONTINUENT DE PROTESTER
LES OPPOSANTS À LA LOI TRAVAIL CONTINUENT DE PROTESTER

PARIS (Reuters) - Des milliers de personnes ont manifesté mardi à Paris et en province à l'appel de la CGT et de Force ouvrière (FO), les deux syndicats entendant démontrer que la contestation de la loi Travail ne plie pas alors que le gouvernement parie sur le pourrissement.

Les sept organisations syndicales et de jeunesse mobilisées espéraient une participation supérieure à celle du 31 mars, qui avait marqué un pic avec 400.000 manifestants en France selon la police, 1,2 million selon les syndicats.

"On sera au-dessus du million, je pense, selon nos chiffres évidemment", a déclaré dans la matinée le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, sur RMC.

Selon les organisations, entre 600 et 700 bus ont transporté des manifestants à Paris pour le défilé organisé à l'appel de l'intersyndicale.

Pour cette "manifestation nationale" dans la capitale, une foule nombreuse s'est ébranlée de la place d'Italie jusqu'aux Invalides, derrière une pancarte proclamant "Pour le retrait. Pour de nouveaux droits".

Peu après le départ, boulevard de Port-Royal, des jeunes cagoulés d'extrême gauche ont tenté de faire dégénérer la manifestation en lançant des projectiles sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.

Selon la préfecture de police de Paris, 13 personnes ont été interpellées à la suite de ces affrontements pour jets de projectiles et dégradations et port d'arme prohibée.

"FAIRE PLIER LE GOUVERNEMENT"

L'afflux de manifestants venus de province à Paris n'a pas empêché la tenue de défilés dans quelques autres villes.

Entre 6.000 personnes, selon la police, et 30.000 selon les syndicats, ont ainsi défilé à Toulouse.

"Nous ne perdons pas espoir de faire plier le gouvernement car on a déjà vu dans le passé des lois votées mais pas mise en application", a déclaré Bernard Dedeban, secrétaire départemental de la FSU.

A Marseille, environ 140.000 personnes ont également manifesté, selon la CGT, seulement 5.000 selon la police. A Lyon, la police a dénombré 3.800 manifestants et les syndicats 9.000.

Le terme de "baroud d'honneur" a été récusé à la fois par Philippe Martinez et Jean-Claude Mailly, le dirigeant de Force ouvrière, les deux syndicalistes rappelant que deux autres journées de manifestations sont prévues, les 23 et 28 juin.

Des grèves, notamment contre la loi Travail, se sont poursuivies dans le pays, notamment à la SNCF, où la direction comptabilisait 7,3% de grévistes au 14e jour de grève, contre 4,6% lundi.

Air France prévoyait d'assurer près de 80% de ses vols au dernier jour d'une grève qui mobilisait 27% de pilotes, selon la compagnie. Les syndicats de pilotes, qui appellent à défendre l'emploi et les conditions de rémunérations, étudient "les suites à donner au mouvement".

La tour Eiffel et le château de Versailles étaient fermés au public en raison de la grève.

(Myriam Rivet, avec Emmmanuel Jarry et Service France, édité par Yves Clarisse)

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  • frenchto le mardi 14 juin 2016 à 17:06

    c'est le chant du cygne (enfin Martinez et les alcoolique de la CGT ressemblent plutôt à des corbeaux déplumés)

  • jean-648 le mardi 14 juin 2016 à 17:02

    Baroud d'honneur .......

  • GR207 le mardi 14 juin 2016 à 16:20

    Combat d'arrière garde sur un non-sujet. Le sujet c'est: comment faire baisser le chômage et pour cela il faut baisser drastiquement la dépense publique. Ces archéo syndicalistes finiront comme les dinosaures.

  • a.rosa le mardi 14 juin 2016 à 16:12

    La CGT tue la France et sa reprise économique. DAESH tue un policier Francais et sa femme. Le terrorisme n a pas d état d âme.