Les opérations d'actionnariat salarié en France affichent de bonnes performances

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(NEWSManagers.com) -

Quelles sont les performances des opérations d'actionnariat salarié, que certains jugent par ailleurs très risquées ? Le spécialiste de l'épargne salariale, Eres, a pour la première fois analysé la performance sur cinq ans des opérations d'actionnariat salarié par les entreprises du SBF 120 initiées entre 2006 et 2010, une période très volatile. Les résultats sont plutôt encourageants. Les salariés ayant souscrit à une telle opération, sous forme d'augmentation de capital réservée ou de cession d'actions, ont été gagnants dans 72% des cas avec le dividende et la décote (17% en moyenne) mais sans tenir compte de l'abondement. Un actionnaire normal aurait été gagnant dans 60% des cas seulement.

Avec un taux d'abondement de 75%, les salariés auraient été gagnants dans 90% des cas au bout de cinq ans. Autrement dit, l'abondement et la décote permettent de limiter sensiblement le risque pris par les salariés. Ces résultats sont conservateurs, relève Eres, dans la mesure où ils partent du principe que le salarié cède ses actions au bout de cinq ans alors que rien ne l'y oblige.Très concrètement, pour 100 euros investis entre 2006 et 2010 en titres de leur entreprise, les salariés du SBF 120 ont réalisé un gain moyen de 78% (décote et dividende compris, sans abondement). Un gain en plus exonéré d'impôt sur les plus-values grâce au régime dérogatoire du PEE.

Dans ce contexte, Eres a observé que le montant moyen par salarié ayant souscrit à une opération d'actionnariat salarié augmente depuis 2013 et dépasse les 6.000 euros en 2015 contre 5.350 euros en 2014. 20% des entreprises du SBF 120 (35% du CAC 40 et 13% du NEXT 80) ont réalisé au moins une augmentation de capital ou une cession d'actions réservées aux salariés en 2015, en légère baisse par rapport à 2014. Au total, 27 opérations ont été réalisées en 2015 contre 29 en 2014, dont 25 augmentations de capital réservées aux salariés et 2 cessions d'actions. A fin juillet 2016, on reste sur le rythme des années précédentes, 18 entreprises ayant initié une opération d'actionnariat salarié, chiffre stable par rapport à la même période de 2015. Le montant moyen des opérations réalisées en 2015 a dépassé la barre des 100 millions à 105,2 millions d'euros contre une moyenne historique de 85 millions d'euros.

A noter enfin qu'en 2015, la France reste championne d'Europe de l'actionnariat salarié " démocratique" (pourcentage des salariés actionnaires par rapport au nombre de salariés total) puisque 77% des entreprises françaises ont des plans d'actionnariat pour l'ensemble de leurs salariés contre une moyenne européenne de 47%. En outre, 37% des salariés sont actionnaires contre 23% en Europe. Les salariés non dirigeants détiennent ainsi 3,9% du capital contre 1,7% en Europe.

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