Les opérateurs investiront 3 milliards d'euros contre les zones blanches

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LES OPÉRATEURS INVESTIRONT 3 MILLIARDS D'EUROS CONTRE LES ZONES BLANCHES
LES OPÉRATEURS INVESTIRONT 3 MILLIARDS D'EUROS CONTRE LES ZONES BLANCHES

PARIS (Reuters) - Les opérateurs télécoms vont investir trois milliards d'euros sur trois ans pour améliorer la couverture mobile sur le territoire français, dans le cadre d'un accord contraignant conclu avec le gouvernement, annonce dans un entretien au Journal du Dimanche le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie.

"Nous sommes parvenus vendredi matin à cet accord avec (les quatre principaux opérateurs), sur proposition de l'Arcep, le gendarme des télécoms", déclare-t-il.

"Par cet accord, ils s'engagent à consentir plus de trois milliards d'euros d'efforts financiers", poursuit-il. "Nous allons faire en trois ans ce que nous avons fait jusqu'ici en quinze ans pour déployer la téléphonie mobile".

Ces investissements pour renforcer les infrastructures de téléphonie - antennes, pylônes ou autres - sont destinés à atteindre les objectifs fixés par le président de la République lors de la conférence nationale des territoires mi-juillet, à savoir "un bon débit pour tous d'ici à 2020, du très haut débit d'ici à 2022 et l'accélération d'une téléphonie mobile de qualité", explique Julien Denormandie.

Cet accord contraignant, "avec des obligations assorties de sanctions, et non de simples engagements" prévoit que chaque opérateur fournisse 5.000 installations supplémentaires, avec des mutualisations - c'est-à-dire des équipements partagés - dans certains endroits, comme les "zones blanches" actuelles.

Il prévoit également un "déploiement massif de la 4G" afin que "d'ici à 2020, plus de 10.000 communes qui sont aujourd'hui en 2G ou 3G passeront à la 4G", ainsi que "des obligations de bonne couverture à l'intérieur de certains bâtiments", précise Julien Denormandie.

Les opérateurs s'engagent aussi à couvrir les principaux axes de transport, dont les axes ferroviaires, lignes de TER comprises.

Ils assureront "à 100 %" le financement des nouvelles installations "à la fois pour leur construction et leur gestion".

"L'État et les collectivités locales ne débourseront rien", assure Julien Denormandie. Pour parvenir à cet accord, les pouvoirs publics ont fait jouer l'argument du renouvellement programmé des bandes de fréquences mobiles, comme annoncé par le président de l'Arcep dans une interview à Reuters en juillet.

Plutôt que de mettre aux enchères le renouvellement à venir de ces fréquences, le gouvernement a donc opté pour un renouvellement en contrepartie d'une accélération massive des déploiements d'infrastructures, souligne Julien Denormandie.

Le suivi du respect de l'accord sera assuré par l'Arcep, qui publiera au fur et à mesure les cartes de déploiement. La future loi évolution du logement et aménagement numérique comprendra des dispositions visant à accélérer les autorisations d'installation de nouveaux pylônes.

Selon l'Arcep, à fin juin 2017, les quatre principaux opérateurs évoquaient une couverture en 4G de la population en zones peu denses atteignant 74% pour SFR (Altice), 70% pour Bouygues Telecom (Bouygues), 69% pour Orange et 47% pour Free Mobile (Iliad).

(Myriam Rivet, édité par Danielle Rouquié)


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  • M1765517 il y a un mois

    le titre : c'est un futur proche donc rien de bouveau pour les partisans de l'égalitarisme

  • chomar il y a un mois

    Il est grand temps que tout le territoire soit couvert.

  • pallach il y a un mois

    Ils investiront 3 MDs mais économiseront 3 MDs pour le renouvellement des fréquences ! Cà c'est une négociation !