Les Occidentaux désemparés par l'échec des islamistes «modérés»

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Personne en Europe et aux États-Unis n'avait prévu la chute de Moubarak et la victoire électorale des Frères musulmans. Leur chute est également une surprise, compliquant encore les stratégies diplomatiques au Moyen-Orient.

Quand l'Égypte passa, dans les années 1950, d'un régime monarchique bon enfant à une dictature militaire nationaliste, les Occidentaux eurent déjà le plus grand mal à bien gérer le tournant. Comme s'il y avait une malédiction diplomatique propre au delta du Nil, soixante ans plus tard, les puissances occidentales sont à nouveau prises de court par les événements du Caire.

En 2011, personne, dans les Chancelleries et dans les universités américaines et européennes, n'avait prévu la chute de Moubarak, dans une révolution de rue que l'armée laissait faire. Ensuite, personne n'avait prévu une victoire électorale aussi massive des Frères musulmans, lesquels, après tout, n'avaient pris qu'en route la révolution. Enfin, à peine l'Amérique s'...

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