Les nouvelles technologies, pré carré masculin dans l'UE

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Les nouvelles technologies, pré carré masculin dans l'UE
Les nouvelles technologies, pré carré masculin dans l'UE

Le secteur des nouvelles technologies est un pré carré masculin dans l'UE, au détriment de sa santé économique, s'émeut la Commission européenne, rendant public un rapport sur la question. Une parité femmes-hommes dans le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC) permettrait d'augmenter de 9 milliards d'euros le PIB européen, selon cette étude, qui s'appuie sur le principe que la présence féminine est bénéfique à la santé économique des entreprises. Seules 29 femmes sur 1.000 détenant une licence de premier cycle universitaire l'ont décrochée dans le secteur des TIC, selon l'étude de la Commission. Pire, seules 4 des 29 travailleront effectivement dans ce secteur. Les femmes y sont également encore plus mal représentées aux postes de responsabilités que dans les autres secteurs économiques: seules 19,2% des employés de l'industrie numérique ont une femme pour chef, contre 45,2% pour les travailleurs d'autres secteurs. Pourtant, les salaires féminins du secteur sont supérieurs de 9% à ceux des autres secteurs économiques, avec aussi une meilleure garantie d'emploi, quelque 900.000 postes devant s'ouvrir d'ici à 2015. Le secteur des TIC pourrait, lui, doper son profit en se féminisant, "les organisations qui intègrent plus de femmes aux postes d'encadrement affichant une rémunération des capitaux propres supérieure à 35% aux autres organisations de nature comparable", selon un communiqué de la Commission. La Commission recense parmi les obstacles à la conquête du secteur par les femmes les "stéréotypes sur le rôle des femmes", des "barrières internes", telles que "l'aversion à l'égard du risque et les attitudes négatives à l'égard de la concurrence", et "l'environnement fortement masculin" combiné aux "difficultés à concilier vie privée et vie professionnelle". La Commission propose des pistes pour remédier au problème, dont ...

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