Les nouveaux défis  des sauveteurs en mer 

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Quatre cents personnes perdent la vie en mer chaque année en France, essentiellement chez les amateurs et les touristes. Les secouristes pointent la mauvaise préparation et l'inconscience du danger.

«Dans le milieu du nautisme, il existe un réel déficit de conscience du danger»: sans appel, ce constat dressé par une enquête de l'Ifop pointe l'imprudence coupable de plaisanciers qui négligent souvent les gestes élémentaires susceptibles d'épargner des dizaines de vies. À titre d'exemple, à peine 40% des personnes pratiquant la voile ou 44% des pêcheurs en mer daignent porter un gilet de sauvetage. Les réfractaires considèrent que ce dernier est «inconfortable », «réservé aux amateurs ». Certains «n'en voient pas l'utilité».

«Or, les brassières permettent aux victimes de ne pas couler à pic en quelques minutes et d'attendre l'arrivée des secours», considère l'amiral Yves Lagane, président de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM). «Nos équipes ont les moyens d'appareiller en quinze minutes et de procéder à un sauvetage en tout point en moins d'1h30. En dépit de notre réactivité, il faut laisser quelque répit aux naufragés pour

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