Les nouveaux atouts de l'investissement dans les parkings

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Echappant aux contraintes de la loi Alur et en particulier à l’encadrement des loyers, ce placement peut offrir un bon rendement. A condition d’acheter au bon endroit.

A Paris, récemment dans le quartier du Ranelagh, une place de parking proposée à 40.000 € a fait l’objet d’une surenchère de 10 % de la part d’un usager. Mais l’investisseur n’a pas besoin de viser les beaux quartiers pour ce placement de rendement, car le différentiel de loyer est plus faible que l’écart de prix d’achat. Le cœur des XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements mérite d’être prospecté. Dans ces secteurs, une place acquise 25.000 € permet au propriétaire de percevoir un loyer mensuel de 110 euros, soit un rendement de 5 % par an.

D’après les notaires de Paris, le prix médian d’un parking à Paris s’élevait l’an dernier à 24 000 € dans la capitale, 15 000 € en petite couronne et 10 500 € en grande banlieue. Depuis 2010, la cote des parkings s’est valorisée de 7,1 % en proche banlieue contre 5,3 % en petite couronne et 1 % en grande couronne. Sur ce marché de niche, le nombre de ventes dans l’ancien en région parisienne tourne autour de 10.000 biens par an.

Privilégier le centre-ville

A Paris comme en province, le réseau de tram, l’implantation de voitures à partager, la présence de parkings publics payants ou gratuits peuvent peser sur la demande locative. «Afin d’éviter la future concurrence des parkings des programmes de logements neufs, mieux vaut privilégier l’investissement en centre-ville, où les terrains à construire sont plus rares», conseille Thierry Delesalle, notaire à Paris. Dans l’hypercentre des capitales régionales, les prix d’achat et les loyers peuvent flirter avec ceux de Paris. Comptez entre 20.000 et 30.000 € dans les VIIe et XIXe arrondissements de Lyon, dans les VIe et VIIe arrondissements de Marseille, dans le quartier Saint-Michel de Bordeaux. Ailleurs, les valeurs d’achat peuvent se situer en dessous du seuil des 10.000 euros et il existe un risque de vacance plus élevé.

Une fois la bonne adresse choisie, il faut veiller à l’accessibilité de la rampe et à la localisation de l’aire de stationnement, le premier sous-sol étant plus coté que le second. De même, deux places côte à côte valent mieux que deux en enfilade. Veillez aux dimensions de l’emplacement: l’idéal est une configuration de 2,5 à 3 m de largeur sur 5 m de longueur. Attention donc aux immeubles des années 1980 où il faut se garer «au chausse-pied».

Gérer seul son parking

Côté frais, la récente modification du tarif des notaires n’a quasiment pas d’impact sur les droits d’enregistrement de ce type de biens. «Dans un même acte, il est possible d’acquérir auprès d’un même propriétaire, en une seule fois, plusieurs parkings», signale Me Sylvain Guillaud-Bataille, notaire à Paris.

Le bailleur peut gérer seul son parking. En effet, le montant du loyer, la durée du bail et toute autre disposition contractuelle se négocient librement. Même si un bail verbal est possible, un contrat écrit permet d’éviter les conflits. En l’absence de durée figurant dans le bail, la location est alors à durée indéterminée: chaque partie peut y mettre fin quand elle le souhaite, sans avoir à justifier sa décision. «Moins chère qu’une chambre de service, une place de parking bien située présente le double avantage de se louer dans le cadre d’une relation simplifiée et de dégager un rendement locatif plus élevé», conclut Laurent Vimont, président de Century 21.

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