Les « non-inscrits », laissés pour compte de l'Assemblée nationale

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Questions au gouvernement à l'assemblee Nationale à Paris.
Questions au gouvernement à l'assemblee Nationale à Paris.

Vingt-cinq députés ne sont affiliés à aucun groupe politique, un record sous la Ve République.

A l’Assemblée nationale, c’est le seul regroupement d’élus qui a vu ses effectifs tripler en quatre ans. Parti de sept en 2012, le rassemblement des députés qui ne sont affiliés à aucun groupe politique (les « non-inscrits », NI) comptait vingt-cinq membres quand le Palais-Bourbon a fermé ses portes pour l’été, le 21 juillet. Une évolution à l’image de cette mandature, au cours de laquelle, à gauche surtout, les camps politiques se sont lentement délités, perdant de leurs forces vives, militantes et parlementaires.

Le mouvement, qui s’est accéléré ces derniers mois, continue : il y a dix jours, le Parti socialiste (PS) et son groupe à l’Assemblée enregistraient un nouveau départ, celui de Patrice Prat (Gard). A la rentrée, ce proche de l’ancien ministre de l’économie, Arnaurd Montebourg, rejoindra les autres députés sans parti fixe.

Ces derniers n’ont jamais été aussi nombreux depuis 1962, et probablement rarement aussi divers. A eux seuls, ils représentent quasiment tout le spectre politique. A l’extrême droite, Gilbert Collard (Gard), Marion Maréchal-Le Pen (Vaucluse) et Jacques Bompard (Vaucluse) comptent parmi les historiques des NI, relégués là dès leur élection en 2012, tout comme Véronique Besse (Vendée), membre du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers.

Des défections au PS A leurs côtés, les francs-tireurs de carrière comme Nicolas Dupont-Aignan (Essonne), le président de Debout la France, et Jean Lassalle (Modem, Pyrénées-Atlantiques), ont été rejoint...

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