Les non-dits d'une commémoration

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DÉCRYPTAGE - Pourquoi, à la question cruciale de l'avenir institutionnel de l'Europe, l'anniversaire du traité de l'Élysée n'aura pas apporté de réponse.

Un anniversaire, cela ne devrait pas être qu'une célébration, mais l'occasion d'ouvrir de nouvelles perspectives, de prendre de nouvelles résolutions. Cinquante ans après, le traité de l'Élysée reste irremplaçable. Il paraît même indépassable, tant la glorification du passé franco-allemand a pris le pas, mardi à Berlin, sur la construction de son avenir.

L'exercice appelle les déclarations de bonnes intentions. Elles n'ont pas manqué. Si elles ont, à ce point, manqué de substance, c'est parce que les non-dits ont pris le pas sur les généralités ressassées à longueur de discours à propos d'une amitié pourtant véritablement sans égale.

Il y a d'abord la relation entre François Hollande et Angela Merkel. Malgré les protestations officielles, malgré l'apparition récente du tutoiement, la méfiance tra...



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