Les nerfs à vif

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Les nerfs à vif
Les nerfs à vif

Nice-Bastia, c'est le derby Méditerranée le plus chaud. Car les deux équipes ne s'apprécient guère, les supporters n'en parlons pas, et la dernière rencontre entre les deux équipes à Nice avait donné lieu à un sacré bordel.

  • Que s'est-il passé l'an dernier ?

    On jouait la 10ème journée et le SC Bastia, alors 19ème de Ligue 1, était venu s'imposer 1-0 à l'Allianz Arena. Un match moyen, âpre, solide, et dont les seuls souvenirs visibles restent le bordel de l'après-match. Alors que le Préfet des Alpes-Maritimes avait eu la bonne idée d'interdire "le port, la détention et l'utilisation de tout objet ou vêtement à l'effigie de la Corse ou d'un club sportif corse". Un arrêté finalement considéré comme irrecevable, l'Etat ayant été condamné à verser 500 euros au SCB en guise de dédommagement. Bref, le décor était planté. Alors quand Bastia l'emporte, Jean-Louis Leca, gardien remplaçant bastiais, célèbre la victoire des siens dans le rond central... un drapeau corse à la main. Une provocation pour les supporters niçois qui ont immédiatement envahi la pelouse avec un bordel monstre. Moralité, quatre interpellés et des vives explications sur le terrain entre Leca et Digard, alors capitaine du Gym. Le Niçois s'en était d'ailleurs expliqué immédiatement après la rencontre. "La provocation, c'est le plus petit mot qu'on puisse utiliser avec un comportement pareil. Nos supporters étaient irréprochables, même chose pour l'ambiance sur le terrain : pas d'animosité, pas d'excès d'engagement, l'arbitre a bien géré le match. Donc même si on avait perdu, il n'y avait pas de souci extérieur et il a tout gâché. Il ne me dit rien : quand je le vois agiter son drapeau, que je vois les supporters commencer à chauffer, je veux le faire sortir et il n'est pas du tout d'accord avec ça, il a bien envie que tout le monde le voit. Qui plus face à la brigade donc si ce n'est pas de la provocation… Tout le monde a vite pris conscience de la situation, qu'il avait fait un geste très stupide et tout gâché au niveau de l'ambiance. Et je pense qu'il a eu ce qu'il voulait." Du côté corse, on nie toute provocation. "C'était juste par rapport à l'arrêté, et non pour provoquer", lâchera François-Joseph Modesto dans les couloirs de l'Allianz. Le match suivant, à Furiani, tout le stade accueillera ses "héros" avec le drapeau corse. Même en tribune de presse.




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