Les néoréacs ont-ils gagné la bataille des idées ?

le
5
Les néoréacs ont-ils gagné la bataille des idées ?
Les néoréacs ont-ils gagné la bataille des idées ?

Deux ouvrages décortiquent les ressorts de cette mouvance qui est loin d’être une nouveauté en France.

Ils sont partout. Chez FOG et chez Ruquier. Dans les cénacles élitaires comme au cœur des universités populaires, sur toutes les listes de best-sellers et en vitrine des librairies. Ils font le buzz des émissions de débat cathodique, les « unes » de nombreux hebdomadaires : à juste titre ou non, on les appelle les « néoréactionnaires ». Mais quelle est leur généalogie ? Comment ont-ils acquis une telle popularité ? Comment parviennent-ils à façonner le débat public depuis tant d’années ? Deux ouvrages critiques se proposent d’éclairer les ressorts de cette mouvance qui est loin d’être une nouveauté en France.

Le Discours « néoréactionnaire », issu d’un colloque dirigé par Pascal Durand et Sarah Sindaco (CNRS éditions, 2015), marque la première tentative de cartographier la constellation des « néoréacs » au sein de l’université. L’occasion pour la sociologue Gisèle Sapiro d’établir une savante typologie de la galaxie. Selon elle, les « notables » (soucieux de la respectabilité mondaine, tels Michel Déon ou Alain Finkielkraut), les « esthètes » (qui s’affranchissent de la bienséance bourgeoise, comme Renaud Camus ou Richard Millet) et les « polémistes » (groupe de pamphlétaires numériquement le plus important, notamment incarné par Eric Zemmour) forment le triptyque dominant.

Mais la charge la plus virulente provient de la réédition de l’ouvrage prophétique ou polémique, révélateur ou réducteur, prémonitoire ou diffamatoire – c’est selon – de Daniel Lindenberg, Le Rappel à ...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M9160296 il y a 11 mois

    A défaut d'avoir gagné une prétendue bataille des idées, il ont au moins occupé le terrain médiatique, qui n'est pas le terreau fertile d'où serait censé émerger l'ombre d'une idée, mais plutôt la cage d'où proviennent le discours assommant les perroquets qui croient faire l'opinion.

  • frk987 il y a 11 mois

    Ah certains sont nostalgiques des intellectuels de gauche (ce qui fut un pléonasme pendant .... 50 ans). Puis on s'est aperçu que de la gauche tout le monde en avait plein le... et comme les pseudos intellos sont des opportunistes, les voilà réacs....MDR !!!!!

  • mucius il y a 11 mois

    Actuellement on Piketty en 1ère ligne

  • mucius il y a 11 mois

    Plus détestables encore il y a les intellectuels dit progressistes : ça fait 70 ans qu'ils occupent le haut du pavé dans ce pays bien que toutes leurs pseudo-théories et thèses aient été démenties régulièrement qqs années après leur publication.

  • renard il y a 11 mois

    On a les intellectuels que l'on mérite. Ceux-là n'ont aucune vision d'ensemble, ils sont pessimistes, égocentriques, prétentieux, ils peuvent bien en plus être réactionnaires, à défaut de mieux ou d'une quelconque originalité.