Les négociations entre Athènes et ses créanciers retardées

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ATHENES, 24 juillet (Reuters) - Les négociations sur un nouveau plan de renflouement de la Grèce n'ont pas pu débuter comme prévu vendredi à Athènes, les représentants des créanciers, détestés par une bonne partie de la population, réclamant des garanties en matière de sécurité. "Il y a des questions de logistique à résoudre, en particulier en ce qui concerne la sécurité", a déclaré un responsable de la Commission européenne. "Plusieurs options sont sur la table", a-t-il dit. Les "institutions" créancières regroupent la Commission, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. Le gouvernement d'Alexis Tsipras a fait voter par le Parlement deux volets de réformes réclamées par les créanciers le 13 juillet dernier à Bruxelles, en échange de l'ouverture de négociations sur un nouveau programme d'aide, qu'Athènes souhaite boucler avant le 20 août. Un responsable du gouvernement grec a dit espérer que les discussions démarreraient samedi. Une porte-parole de la CE s'est bornée à dire que les négociateurs des "institutions" se rendraient à Athènes "dans les prochains jours". La participation du FMI au nouveau plan de renflouement, le troisième depuis 2010, n'est pas encore certaine. Le Fonds réclame en préalable que la dette grecque soit restructurée mais se heurte à la résistance des Etats prêteurs européens. Le gouvernement d'Athènes devait adresser vendredi une requête spécifique au FMI pour l'inviter aux discussions. "Le FMI est la plus difficile des institutions, avec les termes les plus durs", a dit la porte-parole du gouvernement, Olga Gerovasili. (Lefteris Papadimas; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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