Les négociations en Guyane butent sur la présence des médias

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    CAYENNE, 30 mars (Reuters) - Les négociations entre un 
collectif de Guyanais et les ministres de l'Intérieur et de 
l'Outre-mer Matthias Fekl et Ericka Bareigts, qui visent à 
sortir la Guyane de plus de dix jours de conflit social, n'ont 
pu débuter comme prévu jeudi, a constaté un journaliste de 
Reuters. 
    Les collectifs, qui exigeaient que la presse puisse assister 
aux négociations, ont essuyé une fin de non-recevoir et sont 
alors sortis de la préfecture, où doivent se tenir les 
discussions. 
    Ils ont rejoint en fin de matinée les centaines de 
manifestants venus les soutenir sous une pluie battante. 
    Le collectif des "500 frères", soutenu par des centaines de 
manifestants, avait auparavant exigé le retrait du dispositif de 
sécurité érigé face à la préfecture. Certains ont enlevé 
eux-mêmes des barrières dans une ambiance tendue. 
    Il a également appelé à lever les barrages routiers afin que 
le maximum d'habitants puisse se rendre devant la préfecture et 
continue à faire pression pour l'accès des médias aux 
négociations. 
    Les ministres de l'Intérieur et de l'Outre-Mer se sont 
rendus en Guyane pour tenter de dénouer la crise. 
    Le porte-parole du gouvernement français a démenti jeudi que 
le futur plan d'aide pour la Guyane soit d'un montant de quatre 
milliards d'euros sur près de dix ans, comme l'affirment Les 
Echos.  
    "Je ne sais pas d'où est sorti ce chiffre, mais ce chiffre 
n'est pas le chiffre qui peut être validé par le gouvernement 
aujourd'hui", a dit Stéphane Le Foll lors du compte rendu du 
conseil des ministres. 
 
 (Nicolas Pouillot, avec Gérard Bon à Paris) 
 
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