Les négociations de paix pour le Yémen ont débuté au Koweït

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 (Actualisé avec déclarations et contexte, § 2-6-7) 
    KOWEIT, 21 avril (Reuters) - Les pourparlers de paix pour le 
Yémen sous médiation des Nations unies ont officiellement débuté 
jeudi au Koweït avec plusieurs jours de retard.  
    "Le choix aujourd'hui est entre deux options: une patrie 
sûre qui assure la sécurité de tous ses citoyens ou les vestiges 
d'une terre dont les fils meurent chaque jour", a déclaré dans 
son discours d'ouverture l'envoyé spécial de l'Onu, Ismaïl Ould 
Cheikh Ahmed. 
    Les discussions devaient initialement commencer lundi, mais 
les miliciens chiites Houthis et leurs alliés, des fidèles de 
l'ex-président Ali Abdallah Saleh, avaient différé leur départ 
en invoquant la poursuite de combats en violation du 
cessez-le-feu censé faciliter le processus. 
    Les pressions concertées des acteurs régionaux et des 
diplomates internationaux les ont convaincus de venir à la table 
des négociations. Ils ont finalement quitté Sanaa pour le Koweit 
mercredi. 
    Les négociations réunissent d'une part les représentants du 
gouvernement du président Abd-Rabbou Mansour Hadi, soutenu par 
l'Arabie saoudite, et, de l'autre, les rebelles chiites alliés 
de l'Iran et le Congrès général du peuple (CGP) de 
l'ex-président Saleh. 
    Le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Sabah 
al Khalid al Sabah, les a exhortés "à transformer la guerre en 
paix et le sous-développement en développement". 
    Les discussions s'appuient sur la résolution 2216 du Conseil 
de sécurité des Nations unies qui appelle les Houthis à se 
retirer des territoires qu'ils ont progressivement conquis et à 
déposer les armes. 
    Les Houthis se sont emparés de Sanaa dès septembre 2014 et 
ont étendu par la suite leur emprise vers le sud et Aden, 
précipitant le départ en exil du gouvernement du président Hadi 
avant l'intervention, en mars 2015, d'une coalition constituée 
par l'Arabie saoudite et ses alliés du Golfe. 
    Le processus vise à mettre un terme à un conflit qui a fait 
quelque 6.200 morts en un peu plus d'un an et plongé le pays 
dans une crise humanitaire. 
 
 (Mohammed Ghobari; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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