Les négociations à l'ONU sur le commerce des armes se soldent par un échec:
Après des semaines de débats, les négociations à l'ONU sur la mise en place du premier traité sur le commerce des armes conventionnelles se sont soldées par un échec vendredi 27 juillet à New York. Les 193 Etats membres devaient se mettre d'accord pour obliger chaque pays à évaluer si les armes vendues risquaient d'être utilisées pour commettre des "violations graves des droits de l'homme", des attentats, ou d'être détournées par le crime organisé.
Selon plusieurs participants à la conférence, les Etats-Unis et la Russie ont demandé davantage de temps pour se prononcer, imités par plusieurs autres pays (Chine, Inde, Indonésie et Egypte notamment). "Le texte que j'avais proposé était un projet de traité, certains pays ne l'aimaient pas mais l'immense majorité était d'accord", a regretté le président de la conférence, l'Argentin Roberto Garcia Moritan. "Nous allons continuer de travailler sur cette base".
"C'EST LA FAUTE DES ETATS-UNIS"
"Plus mauvais scénario possible" selon le principal négociateur français, l'ambassadeur Jean-Hugues Simon-Michel, cet échec ne donne pas de perspective claire. "Le risque est de repartir de zéro" quand la négociation reprendra. "Le bilan est assez frustrant et la balle est désormais dans le camp de l'Assemblée générale". A elle de décider s'il doit y avoir de nouvelles négociations et quand. La prochaine session se tient fin septembre à New York.
Quatre-vingt-dix pays, dont tous ceux de l'Union européenne et des Etats d'Amérique latine, des Caraïbes et d'Afrique, ont signé un texte se déclarant "déçus mais pas découragés". Le projet proposé par Roberto Garcia Moritan "fournit une base pour poursuivre notre travail" et bénéficiait "d'un très large soutien dans la communauté internationale", ...
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