Les naufragés syriens de la frontière turque 

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REPORTAGE - Des milliers de civils ont trouvé refuge en Turquie, dans cinq camps de toile inaccessibles aux ONG.


Crédits photo : edith bouvier/edith bouvier

Hatay (Sud-est de la Turquie)

À l'entrée du camp de Reyhanli, plusieurs militaires turcs montent la garde, fusil à la main. De hautes barrières encerclent les tentes blanches. Des caméras sont installées à chaque angle.

Il est 14 heures, un camion distribue la nourriture pour le repas du soir. Tout autour, des enfants jouent. Une cordelette, quelques gravats, leurs rires résonnent dans les allées. Aujourd'hui, près de 5000 personnes vivent ici. Mahmoud Mosa nous invite dans sa tente. Ancien professeur d'anglais, il est arrivé ici en juin dernier. La conversation est régulièrement interrompue, une nouvelle attaque a eu lieu cette nuit dans sa ville d'origine et Mahmoud s'inquiète. «Je me sens tellement loin des miens ici. Tellement loin de ceux qui luttent». Alors Mahmoud tente d'agir, malgré tout. «Depuis quelques jours, on a l'électricité dans chaque tente. Je me suis acheté une clé 3G pour aller sur Inte

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